Depuis son arrestation, seuls ses parents ont pu lui parler directement. Les forces de l’ordre interdisent tout autre contact avec le monde extérieur, y compris l’ambassade d’Allemagne ou un avocat.

Le traitement réservé à Billy Six

Le traitement réservé à Billy Six est indigne et scandaleux, a déclaré Emmanuel Colombié, directeur du bureau Amérique latine de RSF. Les autorités vénézuéliennes doivent divulguer dès que possible les preuves contre le journaliste et le libérer afin qu’il puisse préparer sa défense. D’autre part, il est inconcevable que l’Etat vénézuélien fasse juger le journaliste par un tribunal militaire. Cela constitue une violation grave de la législation nationale et des obligations internationales du pays. Un civil n’a pas à comparaître devant un tribunal militaire, a-t-il ajouté.

Selon la famille du journaliste, avec qui RSF a pris contact, Billy Six a été accusé d’espionnage et de violation de la zone de sécurité pour avoir pris des photos lors des défilés militaires organisés à Caracas pour la célébration de l’indépendance les 5 juillet 2017 et 2018, ainsi que lors d’une manifestation électorale où le président du Venezuela, Nicolás Maduro, a pris part en mai 2018 à l’un de ses meetings. D’autre part, il serait accusé de rébellion parce que le journaliste est entré en contact avec des membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Les services consulaires allemands ont aider le journalisme

Les services consulaires allemands se sont mobilisés pour aider le journaliste, mais pour l’instant ils ne souhaitent rendre publique aucune information sur cette affaire.

Ce n’est pas la première fois que Six a été arrêté. En décembre 2012, il a été arrêté par l’armée syrienne pour être entré illégalement dans le pays et détenu pendant trois mois avant d’être libéré.

La  guerre des médias  mentionnée par Maduro pour discréditer les critiques des médias nationaux et internationaux sur son gouvernement alimente le climat très tendu dans lequel les journalistes travaillent au Venezuela, surtout depuis 2016, lorsque la crise politique et économique a commencé. Les journalistes étrangers sont souvent arrêtés et expulsés du pays.

Le Venezuela est classé 143e sur 180 pays dans la classification mondiale de la liberté de la presse publiée par RSF en 2018.

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