Comment se passe la motion de censure contre May ?

Publié par Simon Taquet le novembre 21, 2018 | Maj le novembre 21, 2018

La grande question entourant la politique britannique de nos jours est de savoir si, finalement, les députés rebelles conservateurs pourront faire passer une motion de censure contre leur chef, le Premier Ministre Theresa May. Le Brexit a dynamité les conservateurs et la seule façon de faire tomber le mois de mai, c’est grâce à ce système introduit en 1998 par le chef de l’opposition de l’époque et chef des conservateurs à la Chambre des communes, William Hague. Mais qu’est-ce que cette motion de censure interne ?

Theresa peut-elle au moins tomber avant d’avoir essayé d’apporter son accord au Parlement ?

La première étape pour que cela se produise est qu’un 15 % des députés 15 % des députés conservateurs présentent une lettre demandant cette motion au président du comité de 1922, Graham Brady, qui est celui qui l’annonce. Cela signifie qu’avec 48 conservateurs sur les 315 qui participent actuellement à la Chambre des communes, la motion serait adoptée. Le processus est anonyme et n’est pas efficace tant que ce nombre de demandes n’est pas atteint. Pour l’instant, seuls 25 “tories” ont rendu leurs lettres publiques , bien que l’on pense que plusieurs autres les auraient envoyées sans les annoncer. L’étape suivante consiste à convoquer cette motion qui pourrait avoir lieu, même le lendemain du jour où ce nombre de 48 députés a été atteint, comme ce fut le cas la dernière fois en 2003, si Brady et May en conviennent. Entre eux, ils doivent décider de la date à laquelle un vote aura lieu parmi les 315 députés conservateurs et pour survivre à cette motion, May a besoin d’une majorité simple, pour recevoir l’appui de 158 d’entre eux.

Deux scénarios possibles à la suite de ce vote : si May gagne, son leadership ne pourrait être remis en question par ce processus en au moins 12 mois, mais si elle perd elle serait contrainte de démissionner comme chef de parti et Premier ministre britannique et ne pourrait se représenter dans les primaires conservatrices.

Si finalement mai n’adopte pas la motion et qu’il y a un candidat unanime, il remplacera le premier ministre à la fois dans son rôle de chef des conservateurs et de chef du gouvernement.

Si, par contre, plusieurs candidats postulaient pour le poste, il y aurait plusieurs votes jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que deux d’entre eux à chaque tour, celui avec le moins de candidats. Le vainqueur sortirait d’un vote plus large, auquel tous les membres du Parti participeraient avec au moins trois mois de militantisme. Ce qui ne semble pas encore clair, ce sont les candidats hypothétiques pour succéder à Theresa May. L’aile la plus positionnée, au moins parmi les plus eurosceptiques, serait l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson ou l’ancien ministre Brexit David Davis , qui a déjà perdu quelques primaires contre David Cameron en 2005. De l’aile la plus européiste pourrait présenter l’actuel ministre de l’Economie Philip Hammond . Bien que ceux qui pourraient avoir plus de soutien seraient deux qui n’ont pas été particulièrement mouillés par le processus de sortie du Royaume-Uni de l’UE comme le sont le ministre de l’Intérieur Sajid Javid Sajid Javid ou celui qui détient maintenant le portefeuille des étrangers Jeremy Hunt.

L'actualité des Médias

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *