La Papeterie Tsubaki d’Ito Ogawa : critique

CultureLa Papeterie Tsubaki d'Ito Ogawa : critique

Vous êtes à la recherche d’un livre relaxant qui vous fasse voyager tout en restant chez vous ? Ne cherchez plus et lisez La Papeterie Tsubaki d’Ito Ogawa qui vous transportera à des milliers de kilomètres de la France. C’est au Japon à Kamakura plus exactement que vous évoluerez à travers ce roman fresque abordant des thèmes tels que l’opposition entre la tradition et la modernité japonaise, l’art de la calligraphie ou encore l’amour porté à une ville. 

La papeterie Tsubaki

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Mise à jour le : 28/11/2021 06:22

La Papeterie Tsubaki : présentation et résumé 

En préambule de notre critique de La Papeterie Tsubaki, donnons quelques éléments introductifs en présentant son auteure et en résumant rapidement l’intrigue du livre. 

Ito Ogawa 

La Papeterie Tsubaki est un roman d’Ito Ogawa, récompensée à de multiples reprises pour son œuvre et célèbre auteure japonaise connue pour ses chansons et ses livres illustrés pour les enfants. Elle s’est fait connaître en qualité d’écrivaine en 2008 avec son premier roman Le restaurant de l’amour retrouvé qui a par la suite fait l’objet d’une adaptation cinématographique. Grâce à cette réputation acquise, elle enchaîne ensuite les succès critiques avec Le Ruban (2016), Le Jardin arc-enciel (2016). Elle revient par la suite sur le devant de la scène avec La Papeterie Tsubaki qui sort en France en 2018 et sa suite La République du Bonheur qui sort en France en 2020. 

Résumé 

Le livre accompagne les pensées d’Amemiya Hatoko appelée plus affectueusement par ses proches : Poppo. Au décès de sa grand-mère, Poppo reprend la papeterie familiale à Kamakura, ville qu’elle a fui plus jeune loin de l’éducation austère de sa grand-mère. Dans cette papeterie, il se déroule des enjeux autrement plus importants que la simple vente d’articles pour le bureau. L’héroïne devient écrivain public, tout comme sa grand-mère l’était, offrant à ceux en ayant besoin ses mots et sa belle calligraphie qui lui a été sévèrement inculquée plus jeune. Elle rencontre des personnages haut en couleur qui nourrissent ses réflexions sur la vie et sur les rapports houleux qu’elle a pu avoir avec sa grand-mère. 

La Papeterie Tsubaki : une ode à la calligraphie japonaise et à Kamakura 

À travers l’histoire de Poppo, ses relations avec la ville qu’elle a fuie et son expérience d’écrivain public, La Papeterie Tsubaki nous livre une belle fresque du Japon moderne parfois en opposition avec le Japon plus traditionnel. On y apprend notamment l’art de la calligraphie et les valeurs qu’il peut y avoir derrière le fait de soigner son écriture. Le livre nous livre également une image réaliste de la ville de Kamakura que Poppo (re)découvre en même temps que ses lecteurs qui sont transportés de façon saisissante dans la ville balnéaire japonaise. 

La calligraphie : reflet d’un art et d’une philosophie de vie

La calligraphie a une dimension importante dans le livre, puisque l’héroïne ne cesse de s’adonner à des exercices de style pour ses clients qui n’ont parfois pas les mots ou l’écriture appropriés pour exprimer ce qu’ils ressentent sur papier. 

Dans La Papeterie Tsubaki, la calligraphie est donc donnée à voir comme un moyen de sonder les profondeurs de l’âme humaine puisque c’est l’interface qui permet de livrer ses sentiments aussi bien par le fond que par la forme. 

Poppo ne cesse de chercher les bons mots, les bonnes formules, mais également le papier, les stylos, le sens d’écriture jusqu’au timbre, tant de petits détails qui paraissent insignifiants, mais qui finissent par faire sens. C’est l’héritage que lui a laissé sa grand-mère que par le passé elle rejetait le trouvant trop traditionnel et exigeant, mais dont elle finit par devenir fière voyant que son travail aide réellement les gens. 

À travers le livre, vous verrez ainsi le soin porté à chaque caractère reproduit et pourrez imaginer tout le travail de présentation qu’il y a derrière, celui-ci étant à chaque fois décrit minutieusement. 

Kamakura : une ville fidèlement reproduite

À la lecture du livre, vous serez étonné de voir à quel point les détails fourmillent sur Kamakura que Poppo retrouve après tant d’année à l’étranger. Tous sont vrais. Chaque restaurant, chaque spécialité, chaque temple, chaque nom de rue cités dans le livre existe bel et bien.

Par exemple, Poppo est invitée par l’un de ses clients en guise de paiement à savourer des foies d’anguilles confits à la sauce soja au restaurant Tsuruya sur l’avenue Yuigahama-dôri. Ceux-ci sont servis dans des boîtes sculptées et laquées typiques de Kamakura. Le restaurant existe bel et bien, et il est effectivement spécialisé dans le foie d’anguille et sert ses plats dans le type de boîte traditionnelle évoquée. Le restaurant Kôsen spécialisé dans les inarizushi est, lui aussi, un véritable restaurant, et non pas seulement une invention pour le livre. 

De même que la tournée des sept divinités, entreprise par Poppo et ses amis, est également un pèlerinage commun à Kamakura pour prier.

Le circuit : 

  • Départ de gare de Kita-Kamakura
  • Temple Jôchi-Ji (Hotei : la divinité de l’abondance)
  • Temple Hôkai-ji (Bishamonten, divinité guerrière)
  • Temple Tsurugaoka Hachiman-gû (Benzaiten, divinité des arts)
  • Temple Hase-Dera (Daikoku, divinité de la richesse)
  • Temple Goryô (Fukurokuju, divinité de la longévité et du bonheur)
  • Temple Hongaju-ji (Ebisu, divinité de la prospérité)
  • Temple Myôryo-ji
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Mise à jour le : 28/11/2021 06:22

Cette reproduction fidèle des us et coutumes, des lieux de Kamakura, des spécialités culinaires est assez saisissante. Nous avons l’impression d’être à Kamakura en même temps que Poppo. Cela est d’autant plus palpable que le livre suit les quatre saisons, ce qui accentue l’impression de faire une promenade. Le livre permet donc de voyager par procuration et d’en apprendre davantage sur l’ancienne capitale du Japon.

  • Ito Ogawa, La papeterie Tsubaki, Editions Philippe Picquier, août 2018, 384 pages

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