La République du bonheur d’Ito Ogawa : notre avis

CultureLa République du bonheur d'Ito Ogawa : notre avis

Si vous avez déjà lu La Papeterie Tsubaki, vous ne pouvez pas manquer sa suite : La République du Bonheur. On y retrouve Poppo engagée dans une relation amoureuse et parentale qui fait surgir un tourbillon d’émotions contradictoires. Le livre aborde des thèmes complexes comme le deuil, la famille recomposée ou encore le pardon et la compréhension. Retrouvez notre critique du livre. 

La Republique du Bonheur

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Mise à jour le : 28/11/2021 17:46

La République du Bonheur : présentation et résumé 

La République du Bonheur, à l’image du livre qu’il précède, continue à nous livrer le quotidien de Poppo dans la ville de Kamakura où elle revenait dans le premier tome après le décès de sa grand-mère pour reprendre la papeterie familiale. 

La suite directe de La Papeterie Tsubaki 

Nous vous avions déjà partagé notre critique de La Papeterie Tsubaki, au tour de La République du Bonheur. Suite directe à La Papeterie Tsubaki, La République du Bonheur nous délivre des réflexions profondes, mais d’une manière légère grâce au personnage attachant de Poppo. L’image donnée du bonheur est celle d’un idéal qui n’est pas inné, mais à atteindre, au regard des choix que l’on fait. Il y a donc une certaine dimension méritoire qui est à l’œuvre couplée à une dynamique cathartique en acceptant la vie telle qu’elle est dans toute sa beauté, mais aussi ses failles. 

Résumé 

Au terme de La Papeterie Tsubaki, Poppo rencontrait Mitsurô le père d’une petite correspondante avec laquelle elle avait noué une relation très forte. Celui-ci veuf et cherchant à refaire sa vie réapparaît dans ce second volet de l’histoire de Poppo. On apprend qu’il lui a demandé sa main, qu’ils se sont mariés quelques mois plus tôt et que maintenant ils sont en train d’essayer de trouver un juste équilibre dans cette famille recomposée. Ce virage dans la vie de Poppo est l’occasion pour elle de faire un point sur son passé et celui de la famille qu’elle intègre, pour mieux accueillir le bonheur qui bouleverse son quotidien. 

De quel bonheur parle-t-on ? 

Le bonheur est le thème central de ce livre comme son titre l’exprime très clairement. Celui-ci est pluriel, il provient de différentes petites joies du quotidien, mais également d’un élément plus important : la famille. Celle-ci est omniprésente dans le livre, c’est la principale source de bonheur de notre héroïne.

Les petits plaisirs du quotidien

Comme dans La Papeterie Tsubaki, la nourriture japonaise, la calligraphie ainsi que la ville de Kamakura sont des éléments intrinsèques à la vie de Poppo. Ils rythment son quotidien et sont les sources de douces petites joies. Ils réconfortent l’héroïne quand elle en a besoin, tout en nous livrant une belle fresque du Japon. 

Que ce soit grâce à des mochis, à une bonne tasse de thé fumante, à des prières de temples en temples ou à son art de la calligraphie qu’elle met au service de différentes personnes, elle se nourrit profondément de ces petites choses pour réfléchir, se ressourcer et être en paix avec elle-même. 

Le temps passé avec ses proches 

Comme dans le premier roman, Poppo est très attachée à ses liens avec ses proches comme sa voisine, son amie institutrice ou encore le baron, un personnage haut en couleur. Ses interactions avec eux sont très importantes et délimitent un cadre rassurant. Cela prend une autre dimension encore avec sa nouvelle famille. Son mari et sa fille deviennent le centre de sa vie, et l’accent est mis sur l’importance de passer du temps avec ceux que l’on aime face à la vie qui passe et la mort qui nous attend au tournant. 

Le thème de la mort est très présent lui aussi, il est en même temps présenté comme la condition première au bonheur. Avoir conscience que la mort peut surgir à n’importe quel moment permet ainsi de profiter du présent et de le savourer à l’image des sucreries dont l’héroïne est friande et qu’elle aime partager avec sa fille. Voici comment la mort de la première femme de son mari, la mort de la grand-mère de Poppo ou celle prochaine du baron sont des sources de réflexion sur le propre présent de notre héroïne qui la poussent à faire le choix de passer autant de temps que possible avec ceux qu’elle aime. 

Face à cette conscience de la vie qui s’écoule, le temps passé avec ses proches est, lui, préservé et sanctuarisé, presque en dehors du temps. Ce sont de très jolies images qui sont données des scénettes de la vie de Poppo avec son mari, sa fille et ses amis. Ils pourraient presque devenir une fresque, et c’est là bien le fil directeur entre les deux livres. 

La clé du bonheur 

Pour conclure, le livre peut se voir comme une réflexion sur le bonheur. Il nous délivre comme enseignement de ne pas faire table rase du passé, mais d’apprendre à vivre avec et à l’accepter malgré la douleur qu’il a pu nous causer. Il faut qu’il se fonde à notre présent et devienne une force sur laquelle s’appuyer pour mieux profiter de chaque minute qui passe. 

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Mise à jour le : 28/11/2021 17:46

Pour ceux qui ont suivi le tome 1, nous savons que Poppo a vécu une relation chaotique avec sa grand-mère. Dans ce tome 2, elle subit les difficultés que son mari et elle ont à se positionner vis-à-vis de la première femme de celui-ci tuée des années plus tôt. Finalement, c’est l’acceptation qui l’emporte avec les émotions négatives et positives qui se superposent dans le présent pour mieux en profiter. 

  • Ito Ogawa, La République du bonheur, Editions Philippe Picquier, août 2020, 282 pages.

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