Covid-19 : un mix de solutions pour favoriser la reprise de la vie économique, sociale et touristique

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Le contexte lié à la pandémie de Covid-19 n’a jamais semblé aussi paradoxal : d’un côté, les vaccins montrent leur efficacité, les populations sont de moins en moins réticentes à se faire vacciner et les laboratoires réussissent à augmenter leurs livraisons : Pfizer fournira 25% de doses supplémentaires en 2021, et Johson&Johnson va livrer ses premières doses en ce mois d’avril. Un nombre croissant de pays, notamment les États membres de l’Union européenne et la Commission européenne, s’inspirent de l’exemple d’Israël, dont les images sur les réseaux sociaux d’une vie redevenue normale font pâlir d’envie grâce au « passeport vert vaccinal ».

Ces Certificats Santé sont déjà mis en œuvre à travers le monde par l’européen SICPA et l’américain IBM : ils permettent d’envisager dès cet été une normalisation de la vie sociale, économique et touristique et de mettre un terme au pessimisme qui va crescendo avec la multiplication des nouvelles restrictions (fermetures et confinements). A son tour la France, par la voix d’Emmanuel Macron, vient d’annoncer un reconfinement de la France, dans la lignée de l’Allemagne ou de l’Italie.

Ce faisant, Emmanuel Macron a aussi tenu, illustration de sa préoccupation du « en même temps », à donner des motifs d’espoir aux Français, en promettant la réouverture prochaine de certains lieux accueillant du public, comme les musées et les terrasses. Le président de la République mesure de toute évidence le risque d’une non-reprise tant espérée des activités « normales » pour les vacances d’été, source de dangers pour un nombre considérable de secteurs économiques qui ne s’en relèveraient peut-être pas.

La réouverture de la mi-mai doit se préparer dès aujourd’hui

Les décideurs politiques prennent leurs décisions aussi à l’aune de leur responsabilité pénale et sont donc incités à dire aujourd’hui non à toute détente prématurée des mesures de distanciation, à toute idée de reprise des activités économiques et sociales ; l’assurance d’une immunité collective prochaine doit cependant inciter les pouvoirs publics à regarder les solutions en mesure de redonner de l’espoir.

On ne peut à la fois redouter un désastre psychique et économique et dire non à tout signe d’ouverture. De même qu’on ne peut pas à la fois interdire tout déplacement au-delà de 30 km de son domicile, mais accepter que ces mêmes habitants rejoignent un aéroport et partent en vacances à l’autre bout du monde, et reviennent une semaine plus tard sur la seule bonne foi d’un test PCR de moins de 72 heures, sans en plus s’assurer que ce résultat n’aura pas été falsifié (la France n’exigeant aucune certification des tests alors que les trafics sont nombreux). Il faut en finir avec ces paradoxes qui font douter de la maitrise de nos dirigeants et favorisent les thèses complotistes et les extrêmes.

La réouverture de la mi-mai doit se préparer dès aujourd’hui

Les solutions technologiques pour la reprise des activités sociales et économiques existent déjà

Avec près de 15 mois d’expérience sur la pandémie, et les retours des expériences conduites les plus diverses, nous savons désormais que la reprise de la vie économique et sociale passe, dans l’attente de l’immunité collective, par un mix de solutions. C’est par exemple ce qu’a proposé vendredi 26 mars 2021 lors d’une conférence de presse David Lisnard, maire de Cannes, pour la reprise des activités de congrès et du célèbre Festival de Cannes dans sa ville, notamment par la mise en œuvre de moyens techniques permettant l’identification le plus en amont possible des clusters et des nouveaux variants.

Un mix de solutions pourrait être mis en place, visant à réduire au maximum le risque de propagation du virus, le risque zéro n’existant pas, ni avec le SRAS-CoV-2, ni avec aucun autre virus. Prenons l’exemple de Paris, et faisons un rêve : Anne Hidalgo, maire de Paris, Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du Tourisme, acceptent de mettre leurs rivalités de côté, et proposent un plan pour le retour des touristes, nationaux et internationaux, en Ile-de-France, bâti, au-delà des gestes barrières désormais acceptées, sur un mix de solutions technologiques éprouvées.

Toute arrivée en Ile-de-France est conditionnée à la présentation d’un Certificat Santé (prouvant la vaccination, l’état virologique ou la réalisation d’un test PCR de moins de 72h) certifié. La certification est indispensable pour éviter les faux qui apparaissent déjà en Israël, comme partout ailleurs. À leur arrivée, ils devront télécharger l’application TousAntiCovid lancée par le gouvernement le 22 octobre 2020, sous la houlette de Cédric O, secrétaire d’État. Dans un premier temps, les touristes ne pourront résider que dans les hôtels d’Ile-de-France dont les eaux usées seront analysées, comme le préconise désormais l’Union européenne dans une recommandation récente.

L’analyse des eaux usées, comme le montre le Réseau Comète choisi par Cannes, permet de connaitre l’apparition du Covid-19 et de ses variants avec une semaine d’avance sur les tests nasopharyngés et donc de prendre très en amont les mesures correctrices nécessaires. Il permet par ailleurs l’identification de nouveaux variants que les tests PCR n’identifient pas encore. Des tests surfaciques pourraient alors être réalisés. Ces tests, dont le Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille (BMPM) s’est fait une spécialité, sont d’une grande précision.

Dans les hôtels où arrivent les touristes, tous les personnels auront été vaccinés en priorité, au motif qu’ils accueillent du public. Plus généralement, il conviendrait de proposer que tous les professionnels susceptibles d’accueillir du public soient considérés comme devant être prioritairement vaccinés d’ici le 15 mai 2021 (en plus des personnels de santé et des enseignants, chauffeurs de taxi, de VTC, personnels des musées ou des parcs d’attractions, serveurs des bars et restaurants devraient être prioritaires, pourvu que la réouverture de leur commerce l’exige). Tous devront pouvoir présenter un Certificat Santé certifié.

Dans les lieux clos et fermés accueillant du public, il pourrait être conseillé de se doter d’appareils de filtration de l’air. Les plus performants filtrent plus de 95% des particules contenues dans l’air d’un espace clos, étant rappelé que ce sont ces particules qui servent de véhicules au virus. Ceux de l’entreprise Airinspace par exemple filtrent ainsi 99,99% des particules fines jusqu’à 0,1 micron. Il pourrait être également préconisé que l’entrée ponctuelle dans un lieu accueillant du public (déjeuner ou dîner dans un restaurant, verre dans un bar, visite d’un musée, soirée dans un concert ou un théâtre, spectateur d’un événement sportif) soit conditionnée à la réalisation d’un test salivaire ou d’un contrôle de la température.

Les solutions technologiques pour la reprise des activités sociales et économiques existent déjà

Éviter la crise économique après la crise sanitaire

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. L’immunologie collective ne sera effective que cet automne, voire à la fin de 2021, sous réserve que de nouveaux variants récalcitrants n’apparaissent pas. Nous ne pouvons cependant pas attendre les bras ballants de mourir guéri, de passer sans délai d’une crise sanitaire à une crise économique et financière toujours plus profonde.

L’augmentation du nombre des rideaux baissés des commerces et restaurants de nos rues ou des entreprises de nos zones d’activité, n’est pas qu’un drame économique. Elle provoque également un drame psychologique chez tous les Français. Les politiques, et au premier rang le président de la République Emmanuel Macron, se doivent de dépasser leurs peurs qui n’évitent de toute façon pas le danger en donnant un peu d’espoir, en permettant la reprise des activités économiques, sociales, sportives et touristiques, dans un cadre clairement défini de sécurité sanitaire. Les solutions technologiques existent. Nous ne pouvons plus attendre.

Les solutions technologiques pour la reprise des activités sociales et économiques existent déjà

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