La première de ces “prévisions effrayantes pour 2019” envisage la possibilité d’une annulation massive de la dette publique en réponse au niveau insoutenable de la dette accumulée par des pays comme l’Italie, forçant l’Allemagne et d’autres pays “centraux” à accepter de monétiser la dette pour sauver la zone euro, mettre en œuvre, par l’intermédiaire de la Banque centrale européenne (BCE), un mécanisme visant à réduire l’effet de levier à 50 % du PIB et à soutenir le reste en émettant des “euro-obligations”, ainsi qu’à modifier les objectifs du plan de stabilité et de croissance, notamment la mutualisation des déficits dans la limite de 3% du PIB.

Apple peut acheter Tesla ?

Saxo Bank laisse entrevoir la possibilité qu’Apple, qui dispose d’une liquidité équivalente à quelque 237 milliards de dollars (207 684 millions d’euros), décide en 2019 de lancer une OPA sur Tesla au prix de 520 dollars par action, offrant une prime de 40%, qui permettrait au constructeur automobile de construire de nouvelles usines en Europe et en Chine et d’assurer l’avenir du secteur. Troisièmement, la banque danoise apprécie la possibilité que Donald Trump destitue le président de la Réserve fédérale Jerome Powell et mette à sa place le gouverneur de la Fed du Minnesota, Neel Kashkari, le plus fervent partisan au sein de la banque centrale américaine d’une politique monétaire plus souple et répondant mieux aux souhaits de la Maison Blanche, ce qui facilitera sa candidature à un second mandat. Avec des taux à 1%, le taux d’inflation pourrait grimper à 6%, selon les analystes de Saxo Bank.

D’autre part, l’entité spécule sur la défaite de Theresa May et son plan pour le Brexit, qui déclencherait des élections anticipées au Royaume-Uni et élèverait le travailliste Jeremy Corbyn au poste de Premier ministre, qui annoncerait un deuxième référendum sur l’UE et mettrait en œuvre un programme socialiste à la mi siècle, comprenant la nationalisation des chemins de fer, des augmentations fiscales et une expansion fiscale, menant pour la première fois de l’histoire à la parité livre et dollar.

Une autre sombre prédiction de Saxo Bank

Une autre sombre prédiction de Saxo Bank indique le risque d’une crise de la dette des entreprises aux États-Unis, que l’aventure bancaire danoise qui exploserait avec la suspension des paiements du géant américain General Electric, ce qui augmenterait le coût du financement d’entreprises technologiques comme Netflix, provoquant une réaction en chaîne sur le marché obligataire.

Saxo Bank envisage dans son exercice agorier pour 2019 le risque que l’éclatement de la bulle immobilière incubée en Australie ces dernières années, avec une hausse de 373% depuis 1961 du prix du logement, entraîne le pays dans sa première récession en 27 ans en raison de l’effondrement du prix des briques, qui finira par forcer le sauvetage du secteur bancaire australien.

La banque Danoise

D’autre part, la banque danoise envisage la possibilité que l’Allemagne, accablée par une crise dans son secteur automobile en raison de l’imposition de droits de douane sur les importations de voitures allemandes, se retrouve en récession dans une période d’incertitude sur le départ d’Angela Merkel.

Une tempête solaire causant des dommages aux satellites et aux communications s’élevant à quelque 2 billions de dollars (1,75 billions d’euros) est une autre des “prévisions effrayantes” de la Saxo Bank, qui rappelle que ce projet de loi serait de 20% inférieur au pire scénario envisagé par la Lloyds Bank dans un rapport 2013.

De même, l’entité introduit parmi les risques improbables, mais non impossibles, la possibilité que les préoccupations relatives au changement climatique conduisent à l’imposition d’une taxe sur le transport qui taxerait les compagnies aériennes et les navires marchands au taux de 50 dollars pour chaque tonne de CO2 émise, entraînant l’effondrement du cours des actions des compagnies aériennes ainsi que des entreprises du secteur touristique et du transport de marchandises.

Enfin, parmi les “cygnes noirs” qui pourraient modifier l’économie mondiale en 2019, Saxo Bank inclut la possibilité que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) décident d’abandonner le PIB comme principal outil pour mesurer l’évolution des économies, optant plutôt pour la productivité, “symbole de la transition vers la fin de la période de domination de la banque centrale&quot ; associée à l’effondrement de la productivité mondiale depuis la crise financière.

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