Dernièrement, j’ai vu fleurir les articles expliquant pourquoi tout le monde déteste Elon Musk.
Le cofondateur de Space X, qui a récemment fait l’acquisition du réseau social Twitter, est jugé responsable de tous les maux… L’écart toujours plus important de richesse mondial, la future colonisation de l’espace, ou encore la chute du cours du Bitcoin. Idem pour Jeff Bezos, à qui l’on devrait la mort des petits commerces.
Force est de constater que l’on adore détester les entrepreneurs. Quand ils ne sont pas carrément diabolisés pour leur impact sur les inégalités économiques ou le réchauffement climatique, on se moque volontiers de leur novlangue et de leur égo surdimensionné.
Je ne suis peut-être pas la personne la mieux placée pour contester ce désamour, me considérant moi-même comme un entrepreneur du 7e art. Mais je pense au contraire que moins, on les connaît, plus il est facile de leur taper dessus.
Bien sûr, les entrepreneurs ne sont pas des êtres parfaits, dénués de tout défaut. Mais en tant qu’espèce à part, il est temps de s’intéresser à leurs qualités. Et surtout de valoriser ce qu’ils apportent à nos sociétés.
Table des matières
ToggleJ’aime les entrepreneurs parce qu’ils sont créatifs
Cela ne devrait surprendre personne. Mais la première raison pour laquelle je me considère comme un amoureux des entrepreneurs est parce que ce sont, de loin, les personnes les plus créatives que j’ai pu rencontrer. Parfois même plus créatives que certains artistes…
Il suffit de se pencher sur l’héritage que nous a laissé l’un des plus grands artistes, mais aussi des plus grands inventeurs de l’Histoire : Léonard de Vinci. On tombe certes à genoux devant la Mona Lisa, mais on lui doit surtout le parachute ou encore les premiers prototypes d’automobile et de calculatrice…
Contrairement à la vision complètement archaïque que l’on peut avoir des entrepreneurs, que l’on considère un peu trop facilement comme le mal du siècle, ce sont eux qui apportent les solutions les plus innovantes, mais aussi les plus pragmatiques aux défis que nous rencontrons.
Inclusion financière, protection de l’environnement, défense des droits humains ou plus trivialement rencontres amoureuses… L’entrepreneur ne se concentre jamais sur le problème, il réfléchit à la manière dont il peut le résoudre.
Un peu rêveurs, carrément visionnaires, on leur doit aujourd’hui la grande majorité, si ce n’est la totalité, des objets et services de notre quotidien. La moindre des choses serait de ne pas jouer les ingrats…
Je suis amoureux des entrepreneurs car ce sont de véritables couteaux suisses
À une époque à laquelle on adore se réinventer et se présenter avec le plus de slash possible (moi le premier : producteur/marketeur/consultant), l’entrepreneur est la figure ultime du couteau suisse.
C’est d’ailleurs là sa plus grande force. Avant de lever des millions et d’employer des milliers de personnes, l’entrepreneur bâtit souvent seul. Il multiplie les casquettes : créatif, mais aussi technicien, gestionnaire, comptable, communicant, commercial… L’entrepreneur sait tout faire.
Mais ce n’est pas toujours un loup solitaire. Il sait aussi bien s’entourer, créer une véritable équipe d’Avengers autour de son projet et valoriser le talent des autres pour le bien de son entreprise.
Créer une startup, c’est d’ailleurs un peu comme tourner un film… Une aventure qui commence seul, dans le huis clos de la writer’s room. Mais pour que cette aventure prenne vie, elle s’appuie toujours sur un collectif qui la porte à bout de bras parce qu’il partage la vision et le leadership de l’entrepreneur.
On adore les meneurs… Les hommes et les femmes qui ont su communiquer un idéal, réunir des foules autour de valeurs fortes. Si l’on est capable d’admirer un Nelson Mandela ou une Simone de Beauvoir, on devrait être bien plus nombreux à admirer les entrepreneurs.
J’aime les entrepreneurs parce qu’ils font bouger les lignes
Des plus petits aux plus grands (en capital, en notoriété ou en followers), les entrepreneurs sont des empêcheurs de tourner en rond. Leur ennemi commun, c’est le statu quo, l’immobilisme, le fatalisme.
Je ne connais pas un entrepreneur qui se satisfait des choses telles qu’elles sont. Qui ne se lève pas le matin avec l’envie de changer les choses, de faire bouger les lignes.
A ce titre, les entrepreneurs ne sont pas que des acteurs économiques, ce sont aussi les premiers acteurs du changement social. Ce sont eux qui pensent de nouveaux modèles de finance décentralisée, d’accès à la connaissance, de monétisation de la création, de partage des richesses…
Ils ne lancent pas seulement de nouvelles entreprises, ils définissent le monde de demain en s’évertuant, pour la grande majorité d’entre eux, à le rendre plus désirable, équitable et durable qu’il ne l’est aujourd’hui.
J’ai découvert dans un récent sondage que 47 % des jeunes Français de 18 à 30 ans veulent créer leur entreprise. Un chiffre qui m’a donné du baume au cœur, mais pas autant que le suivant. Si un Français sur 2 veut devenir entrepreneur, ce n’est pas que pour rouler en voiture de sport et faire le tour du monde. Pour 65 % des entrepreneurs en herbe, c’est surtout pour contribuer à changer le monde !
Ne tirez pas sur l’entrepreneur
On peut ne pas toujours aimer leur méthode ou critiquer certaines de leur position… C’est d’ailleurs une bonne chose qu’ils aient des détracteurs (certains diront même des garde-fous).
Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de trouver que l’on a parfois la dent un peu trop dure contre ceux qui entreprennent, ceux qui testent, qui tentent leur chance. Car c’est une chose de vouloir se protéger des savants fous, mais c’en est une autre de serrer la bride des bâtisseurs de nouveaux possibles.
Alors si je ne pouvais dire une chose à ceux et celles qui détestent les entrepreneurs (et dont vous faites peut-être partie), ce serait de ne pas tirer sur l’oiseau moqueur. Mais au contraire de lui donner la force et la liberté de s’envoler le plus haut possible. Nous avons tous à y gagner !
Qui est Laurent Zahut ?
D’enfant passionné des salles obscures à producteur engagé et novateur, Laurent Zahut a su s’imposer comme une personnalité active et reconnue de l’écosystème cinématographique français et international.
Entrepreneur dans le marketing et la publicité, il a travaillé avec des géants comme Paramount et Disney. Il a également produit des affiches de cinéma, des courts métrages et des trailers. Esthète et passionné, cet entrepreneur averti offre désormais son expertise en tant que consultant dans les secteurs de l’entertainment et du corporate.