La cigarette électronique sur ordonnance : une bonne solution ?

ActualitéLa cigarette électronique sur ordonnance : une bonne solution ?

La cigarette électronique sur ordonnance ? Si la question ne se pose pas en France, elle ne se pose plus en Angleterre depuis que l’Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) a autorisé la prescription de la cigarette électronique comme dispositif médical. Explications !

La cigarette électronique comme dispositif médical en Angleterre

Le ministère de la Santé britannique a annoncé fin octobre 2021 que la cigarette électronique pourrait bientôt être prescrite par les médecins et donc remboursée, comme un médicament classique.

Le ministre de la Santé, études scientifiques à l’appui, précise que malgré les risques du vapotage sur la santé, la cigarette électronique reste bien moins nocive que le tabac.

La nouvelle a reçu un accueil favorable par de nombreux professionnels de santé, même si certains tabacologues s’inquiètent de l’influence des lobbys.

Le ministre a tenu à préciser que les e-cigarettes prescrites sur ordonnance auront à subir des tests extrêmement rigoureux et il invite ainsi les fabricants d’e-cig à soumettre leurs produits au processus d’approbation réglementaire.

L’objectif est de permettre aux fumeurs d’arrêter le tabac avec les produits de vapotage et place ainsi la cigarette électronique dans la gamme des substituts nicotiniques reconnus, comme les patchs ou les gommes à mâcher.

Le Royaume-Uni compte plus de 6 millions de fumeurs et la consommation de tabac entraîne le décès de près de 64 000 Britanniques chaque année. Le gouvernent estime ainsi pouvoir faciliter l’arrêt du tabac pour bon nombre de ses concitoyens, en commençant par les plus modestes d’entre eux.

La cigarette électronique comme dispositif médical en Angleterre
Source : shutterstock.com

Un modèle applicable en France ?

En France, la prescription de la vapoteuse sur ordonnance est loin d’être autorisée, même si de nombreux médecins la recommandent comme aide au sevrage tabagique.

Pourtant, le marché de la cigarette électronique est en plein essor en France avec plus de 4 millions de vapoteurs dont près de 700 000 déclarent dans une étude publiée par Santé publique France avoir arrêté de fumer grâce à la vapote. La demande est telle que le marché du vaping est en pleine expansion avec une augmentation des points de vente et des e-commerces spécilisés.

La France compte plus de 13 millions de fumeurs et le tabac est là aussi la première cause de mortalité avec plus de 75 000 décès par an.

Malgré les réticences d’une poignée de médecins qui évoquent une toxicité des e-liquides et un manque de recul sur les conséquences du vapotage, le constat est pourtant là : la vape ne compte aucun mort !

Le professeur Bertrand Dautzenberg, tabacologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris, fervent défenseur de l’E-cig rappelle qu’elle contient un centième des substances nocives que l’on retrouve dans la cigarette classique et précise au passage qu’elle est le premier produit utilisé par les Français pour sortir de leur addiction.

Alors, la cigarette électronique sur ordonnance en France, une bonne idée ? Même si une prescription médicale de la vapote n’est pas d’actualité en France, le professeur reconnaît la recommander pendant ses consultations et il est loin d’être le seul puisque de nombreux centres de santé en font de même !

Un modèle applicable en France ?
Source : shutterstock.com

La cigarette électronique n’est pas sans risque

Quand on parle de danger lié au vapotage, de quoi parle-t-on exactement ?

C’est souvent la nicotine qui est évoquée en premier lieu. Sauf que la nicotine est aussi présente dans la cigarette classique et qu’il existe des produits eliquide sans nicotine. Il est aussi important de rappeler que la nicotine n’est pas cancérigène et que son seul danger est la dépendance qu’elle entraîne ! Sur Neovapo, vous pouvez personnaliser votre eliquide et choisir de ne pas y mettre cette substance.

Quant aux troubles pulmonaires et le risque de maladie cardiaque évoqué dans le rapport de l’OMS, l’Académie de médecine en France et de scientifiques anglais ont vivement critiqué le rapport qu’ils jugent non fondés !

Toutefois, il est important de préciser que la cigarette électronique est et ne doit être qu’un substitut au tabac et qu’elle n’est pas destinée aux non-fumeurs !

Pour rappel, la cigarette électronique, c’est :

  • 30 fois moins de substances dangereuses. La cigarette contient 4000 substances toxiques dont 40 sont cancérigènes, l’e-cig n’en contient que 3 dont la nicotine qui n’est pas dangereuse, mais juste addictive.
  • L’absence de combustion et donc aucune libération de monoxyde de carbone.
  • Un vapotage passif sans conséquence par rapport au tabagisme passif

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