Voyager 2 envoie de nouveaux signaux d’adieu au système solaire

Publié par Jerome le novembre 16, 2018 | Maj le novembre 16, 2018

Le contrôle de mission Voyager 2 de la NASA sur Terre a reçu plus d’indices que le vaisseau spatial quitte l’héliosphère, la bulle géante remplie de particules poussées par le vent solaire.

Ou en est Voyager 2 dans son périple près du Soleil ?

En octobre, on a observé une augmentation du taux de comptage des particules détecté par le télescope à haute énergie du sous-système de rayons cosmiques du Voyager 2, le CRS. Le télescope à haute énergie CRS détecte les particules de haute énergie provenant de l’extérieur de notre héliosphère. Une augmentation rapide du nombre de particules comptées dans le temps, c’est-à-dire de leur taux de comptage, nous a donné le premier indice que nous approchions de la limite de notre héliosphère, où ces rayons interstellaires cosmiques sont filtrés.

Selon la NASA, les nouvelles données dont parlent les scientifiques proviennent du télescope à basse énergie, un autre instrument du SIR sur Voyager 1 et Voyager 2. Le taux de comptage de ces particules diminue à mesure qu’elles approchent de l’héliopause et tombe finalement à près de zéro à cette limite, où les particules peuvent s’échapper dans l’espace interstellaire.

Dans le graphique de données du télescope à basse énergie du début du mois de novembre, on note un changement assez spectaculaire : soudainement, le taux de comptage des particules à basse énergie du Voyager 2 a chuté, bien qu’il ne soit pas encore tombé à presque zéro comme il l’était lorsque le Voyager 1 est entré dans l’espace interstellaire.

Les scientifiques surveilleront ces graphiques comme l’un des nombreux indicateurs permettant de déterminer quand Voyager 2 passe réellement en dehors de l’héliosphère. Une fois sur place, le Voyager sera prêt à partager toutes les nouvelles données sur la nature de l’espace entre les étoiles.

La sonde spatiale Voyager 2 a été lancée le 20 août 1977 à bord d’une fusée Titan-Centaure à partir du cap Canaveral. C’est identique à la sonde de votre soeur, Voyager 1.

Contrairement à sa sœur, Voyager 2 a adopté une trajectoire différente dans sa rencontre avec Saturne, sacrifiant la proximité à Titan, mais adoptant une impulsion gravitationnelle plus grande sur son voyage vers Uranus et Neptune. La sonde a atteint sa plus grande proximité de ces planètes en 1986 et 1989, respectivement.

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