Une peine ferme pour l’homme qui a battu Marie Laguerre dans une rue parisienne

Publié par Jerome le octobre 5, 2018 | Maj le octobre 5, 2018

L’homme qui a battu Marie Laguerre, la passante qui a protesté contre l’individu lorsque, selon elle, elle a fait un compliment offensant, a été condamné à un an et six mois de prison, avec une libération sous surveillance à 12 mois.

La sentence est tombé pour l’agresseur de MArie Laguerre

L’homme de 25 ans qui a giflé Marie Laguerre, 22 ans, devant un restaurant dans une rue de la capitale française, a été condamné jeudi. L’agression a été enregistrée par une caméra de sécurité et fin juillet, elle a fait le tour du monde, rouvrant le débat sur le harcèlement de rue.

Après la dénonciation, qui a provoqué une action judiciaire rapide, le prix à payer sera d’un an et demi de condamnation, avec la possibilité d’une libération sous surveillance constante à 12 mois pour l’individu identifié, qui a admis avoir agi avec violence, mais a nié avoir fait des commentaires prétendument obscènes à la victime.

L’affaire a été rendue publique le 25 juillet, lorsque Laguerre a publié sur Facebook une vidéo et un message informant de l’attaque, qui a eu lieu au milieu de la journée. De plus, il a accusé l’homme de lui avoir fait des commentaires à connotation sexuelle. L’agresseur, qui lui avait déjà lancé un cendrier, l’a giflée violemment devant de multiples témoins, dont certains ont réagi, comme on peut le voir sur les images.

L’accusé, pour sa part, assure qu’il n’a dit à Laguerre que ” le rouge lui allait bien “, en référence à sa robe, et fait valoir au juge qui l’interroge que ” tout homme a parlé à une femme dans la rue “.

Il a également ajouté avec insolence que la justice ne cherchait que la “petite bête” ou une “excuse” pour l’inculper. Auparavant, il avait dit à la police que Marie Laguerre avait flirté avec lui.

La sentence est une avance, mais ce n’est pas suffisant.

Le procureur a déploré que l’accusée, qu’elle décrit comme une personne au “profil psychologique fragile, violent et impulsif”, se trouve “dans une position de déni, contrairement à une attitude attendue de “réflexion”.

Il a ajouté que, bien que le résultat de l’enquête ait profité à la victime, “l’affaire concerne la violence contre les femmes et le harcèlement de rue” et a regretté que l’accusé n’ait été jugé que pour “violence”, de sorte que sa condamnation n’était pas suffisante. Marie Laguerre a rapporté avoir des séquelles après l’agression, comme des troubles du sommeil et de l’appétit et des problèmes d’anxiété. Pour l’incident, on lui a ordonné 15 jours de thérapie psychologique et un jour d’incapacité physique. Néanmoins, sa réaction a été heureuse lorsque le verdict a été connu : ” Je craignais qu’en fait, nous ne soyons pas approchés du tout. Honnêtement, je suis très heureux de voir que nous sommes ici parce que je crois qu’il y a quelques années, cela n’aurait pas été possible, la conscience était plus basse.

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