Une nouvelle technologie permet au patient atteint de sclérodermie de contrôler son ordinateur avec la vue

Publié par Simon Taquet le janvier 8, 2019 | Maj le janvier 8, 2019

Lorsque l’analyste de données guatémaltèque Otto Knoke a reçu un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique il y a vingt ans, tout indiquait que ce serait la fin de sa carrière professionnelle, mais ce n’est grâce à une nouvelle technologie qu’il a pu contrôler son ordinateur avec ses yeux.

La raison de la maladie

En raison de la maladie, Knoke, connu au Guatemala pour, entre autres, avoir dirigé la mise en place de systèmes informatiques pour les guichets automatiques bancaires dans le pays, est incapable de se déplacer ou de parler et passe la plupart de son temps allongé dans un fauteuil devant son écran.

Sa volonté et sa volonté de vivre, cependant, l’ont amené non seulement à dépasser longtemps le pronostic des médecins (en 1998, ils lui ont dit qu’il ne lui restait que deux ans à vivre), mais ils lui permettent aussi, avec l’aide des dernières technologies, de rester actif et de travailler sur ce qui lui tient à cœur.

Maintenant, je peux mieux communiquer avec ma famille et mon travail, comme je le faisais avec une souris à commande au pied, qui était trop lente à taper des mots et très fatigante”, explique Knoke dans une interview où il donnait ses réponses en tapant avec sa vue.

Recherche technologique

Après avoir été diagnostiqué avec la maladie, l’analyste de données a commencé une recherche pour trouver des technologies qui lui permettraient de récupérer ce que la sclérose en plaques lui enlevait progressivement, jusqu’à atteindre le’Eye Control’ de Microsoft.

Ce mode, lancé avec Windows 10, utilise des caméras situées au bas de l’écran de l’ordinateur pour suivre le mouvement des yeux, afin que l’appareil puisse reconnaître quelle partie de l’écran est surveillée et agir en conséquence.

Le’Eye Control’ me permet de contrôler le pointeur de la souris, de taper avec un clavier à l’écran et, en convertissant le texte en voix, je peux communiquer avec les autres”, dit Knoke.

Voici comment fonctionne

Pour taper, par exemple, l’utilisateur doit fixer le caractère qu’il veut saisir sur le clavier, qui va alors apparaître dans le corps du texte comme si la touche avait été enfoncée.

Pour écrire plus vite, il est possible de former des mots en fixant les yeux sur la première et la dernière lettre d’un mot, et en regardant à travers les lettres du milieu, ce qui fait que l’accent sur la dernière lettre suggère un terme.

Ainsi, l’analyste de données peut utiliser tous les programmes nécessaires dans son activité professionnelle quotidienne.

En plus d’une productivité accrue au travail par rapport à l’époque où il devait contrôler la souris avec son pied, la technologie a également amélioré la communication de Knoke avec sa famille, car il peut leur écrire des messages que l’ordinateur convertit immédiatement en voix.

L’intelligence artificielle commence à peine à aider les personnes handicapées. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais la bonne nouvelle, c’est qu’il y a plusieurs universités dans le monde qui font des prototypes comme celles du Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux États-Unis, explique M. Knoke.

À 60 ans, l’analyste de données fait partie des quelque 5 % des patients atteints de sclérose latérale amyotrophique qui vivent avec la maladie, un groupe qui comprend aussi Stephen Hawking, astrophysicien britannique qui vit avec elle pendant 50 ans et contribue énormément aux dons

La technologie va révolutionner la vie des personnes ayant des troubles de la vue, de la parole et de l’écriture, conclut Knoke, dont l’une des maximes est la suivante : “Si la vie te donne des citrons, fais de la limonade.

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