Une Motion de confiance contre Theresa May imminente, selon les médias britanniques

Publié par Jerome le novembre 16, 2018 | Maj le novembre 16, 2018

Que Theresa May vit ses basses heures en tant que Premier ministre, personne ne semble plus en douter. Après le jour fatidique qu’il a vécu hier, avec des démissions clés dont celle de son ministre du Brexit Dominic Raab, le “premier ministre” pourrait faire face à cette motion de confiance redoutée que la plupart des “brexiters” de son parti ont profilé ces dernières heures.

Une motion de confiance arrivera t’elle au Royaume Unie ?

Selon les médias britanniques, cela pourrait être imminent et aurait lieu la semaine prochaine, souligne The Telegraph, citant des sources de ce grand groupe de parlementaires dirigé par l’eurosceptique Jacob Rees-Mogg. Bien que le processus soit anonyme, selon ce journal, on serait sur le point d’atteindre les 48 lettres nécessaires signées par autant de députés conservateurs pour destituer Theresa May de la direction. Seulement 20 d’entre eux ont rendu leurs lettres publiques. Dans le vote pour sauver sa place, le premier ministre aurait besoin d’au moins 158 conservateurs (sur les 315 qu’elle a à la Chambre des communes) pour obtenir une marge d’un an jusqu’à ce qu’une nouvelle motion puisse être présentée à nouveau.

Malgré cet affront, May continue d’offrir un exercice remarquable de résilience et ce matin, les Britanniques lui ont posé des questions dans une entrevue à la radio anglaise LBC. Là-bas, le Premier ministre a une fois de plus défendu son accord “comme le meilleur possible” et a essuyé un torrent de critiques de la part des citoyens mécontents de son administration, y compris celui qui lui a demandé de partir vivant.

Mais le premier ministre a reçu au moins de bonnes nouvelles aujourd’hui. L’un de ses principaux ministres, le ministre de l’Environnement Michael Gove, ne semble pas avoir finalement démissionné comme beaucoup l’avaient supposé. Sa démission, l’un des plus eurosceptiques de l’exécutif et un ferme défenseur de Brexit pendant la campagne référendaire, aurait été un coup dur pour le mois de mai. Si, selon la presse britannique, Gove, qui a fait preuve d’une “totale confiance” en mai, n’avait pas accepté le poste de ministre de Brexit que le Premier ministre lui aurait offert, puisqu’il lui avait demandé de retourner à la table des négociations et de pouvoir ainsi modifier plusieurs points du document. Le “premier ministre” est donc toujours à la recherche de celui qui sera son troisième détenteur de ce portefeuille dans seulement deux ans. Les deux précédents, David Davis et Dominic Raab, ont démissionné parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec les lignes directrices établies par le chef conservateur.

L'actualité des Médias

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *