Un chrétien sur douze dans le monde vit sous la menace

Publié par Jerome le novembre 1, 2018 | Maj le novembre 1, 2018

Le cas d’Asia Bibi a suscité au cours des neuf dernières années un vaste mouvement de solidarité et de dénonciation de la part des organisations catholiques et des groupes de défense des droits humains. Le Vatican le considère en quelque sorte comme une icône contemporaine de la persécution des chrétiens dans le monde. Fin février, le Colisée de Rome – scène du martyre d’une multitude de chrétiens – s’est allumé en rouge dans un acte en faveur des persécutés pour leur religion, qui avaient comme invités spéciaux le mari et les filles d’Asia Bibi.

Les chrétiens persécuté à travers le monde

Dans son rapport 2018, l’ONG “Portes ouvertes” souligne que la persécution des chrétiens est présente – à des degrés extrêmes ou élevés – dans 50 pays du monde, touchant quelque 215 millions de croyants. En d’autres termes, un chrétien sur douze dans le monde d’aujourd’hui est intimidé, emprisonné ou menacé de mort simplement pour avoir confessé ou vécu sa foi.

L’année dernière, selon le même rapport, 3 066 personnes ont été tuées pour des raisons liées à leur foi chrétienne, dont environ 2 000 au Nigeria seulement. La liste des pays où les chrétiens sont le plus persécutés reste celle de la Corée du Nord, où le régime communiste harcèle sa communauté de 300.000 chrétiens. Dans cette relation, le Pakistan occupe le cinquième rang, mais c’est le pays qui a connu le plus de destructions d’églises en 2017, aux mains des fanatiques islamistes.

La soi-disant “loi du blasphème”, inscrite dans le code islamique ou charia, est l’un des instruments les plus intimidants contre les chrétiens dans les pays à majorité musulmane. Pour justifier l’intolérance religieuse, l’Organisation de coopération islamique (OCI), le plus grand groupe de pression de 57 pays à majorité musulmane, tente depuis des années de présenter aux Nations Unies un projet qui lui donnerait une couverture mondiale, sous le pieux manteau du rejet de la “diffamation des religions”.

La campagne a été menée dans le monde de l’Islam par la controverse sur les “caricatures de Mahomet” publiées au Danemark en 2005, mais elle existait déjà auparavant. Le lobby islamique a remporté plusieurs résolutions condamnant la “diffamation des religions” au Conseil des droits de l’homme de l’ONU – grâce à la majorité de ses membres – mais il a été maintes fois retenu par les Etats-Unis et le bloc occidental à l’Assemblée générale des Nations Unies.

L’OCI tente d’établir un crime international d’attaques contre les religions, mais la préoccupation sous-jacente du bloc islamique ne concerne que les attaques contre l’Islam, en particulier à la suite du 11 septembre. En fait, tant au Pakistan qu’à l’étranger. En fait, tant au Pakistan que dans 70 autres pays inspirés par la charia, la “loi du blasphème” ne vise que la critique du Coran ou du prophète Mahomet, et jamais les griefs contre les croyances des minorités religieuses.

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