Trump fait en sorte que le Mexique garde les demandeurs d’asile à Tijuana

Publié par Jerome le novembre 25, 2018 | Maj le novembre 25, 2018

Cette décision, révélée ce samedi par la nouvelle ministre mexicaine de l’Intérieur, Olga Sanchez Cordero, dans une interview au Washington Post, fait du Mexique une salle d’attente dans le processus complexe de l’immigration américaine.

Que faire des migrants ?

“C’est une solution à court terme”, a déclaré Sanchez Cordero au Post. “La solution à moyen et à long terme est que les gens n’émigrent pas “, ajoute-t-il. L’accord a été conclu verbalement mais aucun document contraignant n’a encore été signé.

Par décret, Trump a tenté de changer cette politique, que les avocats ont baptisé “catch and release”. Selon la nouvelle réglementation adoptée le 9 novembre, l’asile ne peut être demandé qu’aux postes frontières désignés. Ceux qui sont détenus sans papiers, même s’ils demandent l’asile, seront expulsés.

Mardi, un juge a suspendu le décret par mesure de précaution, ce qui a provoqué une querelle entre le président et le pouvoir judiciaire, dans laquelle même le juge John Roberts de la Cour suprême est intervenu pour demander respect et modération à Trump. Jusqu’à présent, la position officielle du gouvernement du Mexique était que les décisions américaines en matière d’immigration ne le concernaient pas. Les caravanes de migrants se forment en Amérique centrale, et il est vrai qu’ils traversent leur territoire national, mais ils le font pour se rendre aux États-Unis. Enfin, les menaces et ultimatums répétés de Trump ont pris effet.

Le dernier avertissement de Trump pendant son discours de Thanksgiving jeudi qu’il peut fermer toute la frontière avec le Mexique. 220 000 employés et touristes passent quotidiennement par ses postes de contrôle, en plus des marchandises commerciales d’une valeur de 130 millions de dollars (114 millions d’euros).

Cette lutte acharnée concerne les 5 000 Centraméricains qui sont arrivés en convoi à Tijuana, à la frontière américaine, en provenance principalement du Honduras et du Salvador. Trump y a déployé 8 000 soldats et leur a donné la permission de tirer pour tuer si eux-mêmes ou les agents de la frontière sont attaqués par des émigrants.

L’une des principales promesses du président, non tenue pour le moment, est de construire un mur le long des 3 000 kilomètres de la frontière américano-mexicaine. En l’absence des fonds nécessaires, qui doivent être approuvés par le Capitole, il compte déjà sur l’aide du Mexique pour agir comme si ce mur existait, forçant les réfugiés à rester derrière lui.

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