Trump dit que Poutine a “probablement” ordonné que des gens soient tués, mais qu’il faut lui “faire confiance”

Publié par emma le novembre 5, 2018 | Maj le novembre 5, 2018

Dans la campagne électorale qui l’a conduit à la présidence en 2016, Trump s’est dissous en louanges pour Poutine et, à la Maison Blanche, a maintenu qu’il veut améliorer les liens avec Moscou.

La déclaration de Trump

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a estimé aujourd’hui que son homologue russe, Vladimir Poutine, avait “probablement” ordonné des meurtres et des empoisonnements, mais a assuré qu’il lui “faisait confiance”. Le président a fait ces déclarations dans une interview à l’émission “60 Minutes” de CBS.

Lorsqu’on lui a demandé s’il était d’accord pour dire que Poutine aurait orchestré des meurtres et des empoisonnements, Trump a répondu : “Probablement, oui, probablement (….) mais je leur fais confiance, ce n’est pas dans notre pays. Dans la campagne électorale qui l’a conduit à la présidence en 2016, Trump s’est dissous en louanges pour Poutine et, à la Maison Blanche, a maintenu qu’il veut améliorer les liens avec Moscou.

Cette position a fait l’objet de nombreuses critiques de la part de l’opposition démocrate, notamment parce que les services de renseignement américains accusent Poutine d’avoir ordonné des attaques contre le système électoral américain en faveur de Trump, qui a été élu en 2016 contre Hillary Clinton. Trump a insisté aujourd’hui sur le fait que bien qu’il ne se positionne pas contre Poutine en public, il est très “dur” sur lui en privé. “Je pense que je suis très dur avec lui personnellement. J’ai eu une rencontre avec lui. Juste nous deux. C’était une réunion très difficile et une très bonne réunion “, a défendu le président, faisant référence à la réunion qu’il a eue avec Poutine lors de son sommet du 16 juillet à Helsinki.

Le contenu exact de cette réunion, qui a duré quatre heures, est encore inconnu, puisque les deux dirigeants étaient seuls et avec la seule présence de leurs interprètes. Ces dernières semaines, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, avec le soutien des États-Unis, du Canada et de l’Australie, ont accusé Moscou de tenter de mener des cyberattaques contre divers organismes internationaux, comme l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), basée à La Haye.

Le Royaume-Uni blâme également le Kremlin pour l’empoisonnement en mars dans la ville anglaise de Salisbury de l’ancien espion russe Sergei Skripal et de sa fille Yulia avec un agent neurotoxique de fabrication russe.

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