Travailler quatre jours par semaine s’avère être “un succès absolu”

Publié par emma le octobre 29, 2018 | Maj le octobre 29, 2018

Une entreprise néo-zélandaise prouve qu’avec un jour de congé de plus, la plupart de ses employés améliorent leur capacité à concilier travail et vie personnelle sans réduire leur productivité.

La lutte pour les droits du travail

Un nouveau jalon dans la lutte pour les droits du travail est né de l’expérience menée cet été par la société néo-zélandaise Perpetual Guardian, qui a donné à ses travailleurs la possibilité de réduire leurs journées de travail à quatre jours par semaine. La société d’administration judiciaire a décidé d’adopter définitivement le nouveau calendrier après avoir constaté que la mesure était “un succès absolu”, selon The Guardian.

A tel point que 78 % des 250 employés se sont sentis capables de concilier leur vie personnelle et professionnelle, tandis que le niveau de stress a diminué de sept points de pourcentage sans baisse de la production. “Les employés ont conçu un certain nombre d’innovations et d’initiatives pour travailler de manière plus productive et efficace – de l’automatisation des processus manuels à la réduction ou à l’élimination de l’utilisation d’Internet pour des tâches non professionnelles “, explique Helen Delaney, une des professeurs de l’Université d’Auckland qui supervise cette étude.

“Nous voulons que notre entreprise soit plus performante, il n’y a pas d’inconvénients”, déclare Andrew Barnes, PDG, qui proposera des “options flexibles” aux travailleurs qui préfèrent maintenir leur routine, telles que la modification des horaires pour éviter le trafic ou faciliter la conciliation familiale. “La bonne attitude est une condition préalable à son bon fonctionnement : chacun doit s’engager et contribuer à la formation d’un modèle d’entreprise viable à long terme “, ajoute-t-il.

Le ministre néo-zélandais des relations de travail, Iain Lees-Galloway, a qualifié les résultats de ” très intéressants ” et s’est dit impatient de travailler avec des entreprises qui explorent ” de nouveaux modèles pour le bureau moderne “.

La semence de quatre jours par semaine a déjà franchi les frontières maories et a germé dans la patrie où le mouvement ouvrier est né. Le Conseil syndical britannique (TUC) a approuvé la proposition en exigeant 28 heures de travail par semaine sous prétexte que la productivité peut augmenter grâce aux progrès technologiques, notamment l’intelligence artificielle.

Il en va de même en Allemagne, où le principal syndicat des métallurgistes a réussi – grâce à une grève début mars – à réduire sa semaine de travail à partir de 2019, en plus d’une augmentation salariale de 4,3%. La ville de Göteborg (Suède) a exploré la possibilité de réduire le temps de travail à six heures par le biais d’un essai appliqué aux infirmières mais, malgré les bons résultats, a rejeté cette idée face aux critiques de l’opposition.

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