Top 10 des films de l’année… ou presque

Publié par emma le mai 27, 2018 | Maj le mai 27, 2018

C’est traditionnel chez Ana GBMF et ses cinéphoufous, on fait un top 10 des films de l’année… Bah à la fin de l’année. Que diable, tentez de suivre, un peu!

Sauf que voilà, c’est de plus en plus crève coeur. Genre le coeur qui pleureee lorsqu’arrive le temps de révéler le top 3. Innoves donc, patate! que je me suis dit. D’accord! que je me suis répondu. Un Top 10, certes, mais trop peu représentatif de mes coups de coeur de l’année. Je lui ajoute donc d’autres rubriques, cette année. Ici, d’abord le top 10. Puis… Puis vous verrez! Si, CA RESTE UN TOP, FFFF.

Le problème qui interfère dans un top 10 ce sont les sorties parfois longuement différées de films étrangers qui sont sortis parfois il y a plus d’un an et qu’on attend toujours ici… ou qui ne sont même carrément jamais sortis. Rah. Mon top 10 ne comprendra donc que des films sortis au cinéma ici. Mes autres recommandations n’en tiennent plus compte. Capisci?

Top 10 des films

Le choix, comme chaque année, a été un véritable crève-coeur. Le plus curieux, c’est qu’il me surprend moi-même et ne compte absolument pas sur mes capacités objectives. Pour les lecteurs qui commencent déjà à connaître mes goûts, ils sauront sûrement que Wes Anderson et Woody Allen n’obtiennent pas une très bonne note à mon Top… Impossible de ne pas les placer, mais dans un monde meilleur, ils auraient atteints le Top 3… Pourtant, j’en parlais encore hier, un certain problème de rythme chez Wes Anderson a troublé mes perceptions amoureuses pour son talent. En effet, jusque là, le tout jeune monsieur avait réussi à coupler rythme très musical et rythme plus lent sans qu’on s’en rende compte ; quelques effets de lenteur plutôt lourde ne l’ont pas servi, mais The Darjeeling Limited reste un superbe bijou, une oeuvre magique qui vous laisse pantois, rêveur et plein de couleurs comme Monsieur Anderson-le-conteur sait très bien le faire.  Des prises de vue et une photographie à couper le souffle, des acteurs lumineux et une histoire que l’on vous chuchotte à l’oreille, font de ce film une petite histoire romanesque et admirable. A noter que le court-métrage « préquel » qui précède le film (également à sa sortie au cinéma, chose très rare!) et qui explique la raison du voyage en Inde de Jason Schwartzman, à savoir une rupture douloureuse, Hôtel Chevalier, est un bijou tout court. Parfait de bout en bout, il apporte une touche de fraîcheur au film : à voir! PS pour les lecteurs pervers : c’est également la seule apparition de Nathalie Portman nue à l’écran, resplendissante avec son corps à rebonds, peau d’orange et bleux y compris…
Quant à Vicky Cristina Barcelona, la raison de sa présence dans le top est simple. J’aime à dire que, quoi qu’il puisse filmer, Woody Allen a un effet thérapeutique sur moi. Ses histoires restent fraîches au bout de 35 ans, et un sourire pantois se dessine à chaque coup sur mes lèvres, même lorsque le film est plutôt décevant. Vicky Cristina Barcelona ne fait partie de mon chapitre préféré dans du plus célèbre des Woody (…). Je crois que je me justifie suffisamment ici.

Pour ce qui est de mon Top 3, non, je n’essaie pas de me délivrer de mon admiration vis-à-vis du renouveau de la comédie américaine, ces temps-ci.

The Dark Knight, en étant revenu, cultive de nombreux défauts. On y retrouvera toujours à redire. Je participe peut-être de son érection au rang (j’ai dit au rang) de Dieu de la Pellicule, mais il mérite, selon me-myself-and-I, sa première place. Parce que le chantier était énorme et que Nolan réussi à s’en sortir à peu près très bien (je saiiis, il a tué Two-face, je sais…). Je ne reviendrai pas sur le décès de Heath Ledger en pleine post-production (woops, a’y’est, c’est fait!) qui n’a rien à voir avec la beauté même du film. Vous pouvez revenir sur ma critique faite un peu à vif, à la sortie du cinéma, je le reconnais. J’en concluais à l’époque : « le succès inespéré du film n’est pas si surprenant que ça. Au-delà de ses prises attachées au réel (situation politique et économique des USA post-9/11 blablablabla), c’est dans sa prise de sérieux du monde des comics qu’il brille particulièrement. Dans ce traitement anti-grotesque de cet univers mal compris au cinéma, il me rappellerait presque plus le travail activiste de Sam Raimi. Ce qui pourra paraître scandaleux à certains. Il ouvre de nouvelles perspectives. Il pourra ravir les foules comme les cinéphages.

Il nous colle au siège du début à la fin. Il est beau : couleurs, cadrages, mise en scène… Espérons que ce blockbuster réussisse à convaincre les pseudo-intellos lecteurs des Cahiers du cinéma. Oui, messieurs, on peut voir grand et faire grand.«

Pour mes second et troisième choix, j’ai également choisi deux « drames ». Une course poursuite à travers le sud des Etats-Unis et une fresque historique sur la folie des grandeurs.
No Country For Old Men est une superbe course poursuite allégorique qui nous emmène dans une société américaine violente revisitée par l’oeil incisif des frères Coen. Je dirais bien au sommet de leur art, mais que pouet, je déteste ce genre d’expressions. Des personnages incarnés par des acteurs fiévreux et jusqu’au-boutistes, parfois hilarants, parfois terrifiants, une image sublime. Des spectateurs submergés par le méli-mélo de tout ça. Un chef-d’oeuvre.
There will be blood, c’est un peu le même bluff. Une mise en scène soignée et pointilleuse qui s’occupe de nous montrer. Nous montrer des images brutes et évocatrice d’une fresque tragique. Une dissonance étourdissante nous empart. Paul Thomas Anderson réussi encore un de ses coups de maître et nous offre un Daniel Day Lewis furieux et passionné. Magnifique. Juste.

Vous remarquerez également que je ne suis pas un Juré des Césars. Je respecte profondément les qualités cinématographiques de la comédie, et rien ni personne ne me fera dire qu’elle vaut moins qu’un bon drame. Deux choses, deux chemins, des milliers de choses à dire.
Les places 4, 6 et 8 sont donc occupées par des… comédies. Une comédie dramatique, Juno, et deux comédies franchement hilarantes, Forgetting Sarah Marshall et Get Smart.
Juno est une petite oeuvre optimiste qui a connu un succès fulgurant cette année, tout mérite qu’il mérite… euh… vous suivez? Franchement, à des idiotes critiques qui lui reprochaient, comme à Knocked-up (voire celle de l’Huma) je réponds « que pouet, on s’en bat, je crois pas que ce soit la question, pouet pouet« . Voilà, ça c’est dit. Reste que des dialogues cinglants, un parti-pris de l’adolescence intelligente assumé, une bande-son générationnelle font de ce film indépendant un nouveau classique du genre. Je disais sur un site en sortant du cinéma « Définitivement pleine d’admiration pour J.K. Simmons (même si on le voit peu^^) et Michael Cera fait parti des petits jeunes que j’adore suivre (spécialement pour Superbad et Clark and Michael). J’adorerais voir la Juno du scénario tant ils l’ont modelé à trois, entre Ellen Page, Diablo Cody et Jason Reitman pour doser sans concession et sans préjugés une adolescente plus vraie que nature. »

Forgetting Sarah Marshall, ahhhhh! Je vous ai déjà assez emmerdé avec la clique Apatow. Les talents verbaux de Jason Segel, sa scène culte du « remue quéquétte », entre comédie romantique classique et gros fuck-off aux classiques comédies romantiques. Enorme (même au repos). Hum, je sors.

Get Smart, oui, mérite sa place dans mon . J’en parle ici. Que dire de plus! 😀 « Quoi qu’il en soit, Get Smart n’est donc pas un film pour ados, selon moi. Il est de ses nouvelles comédies qui offrent plusieurs degrés de lecture. Celui qui voudra simplement se payer un loisir y trouvera son compte et pourra rigoler comme un goret. Le fan de Steve Carell le verra danser et remuer le nez. Le cinéphile se délectera à trouver des références.
Bref, non, Get Smart n’est pas qu’un film idiot. D’ailleurs, à ce propos, le trailer, lui, laissait présager un énième Y-a-t-il un flic. Oh, les mauvais, pas le premier dont je suis fan. Rappelons que Peter Segal, le réalisateur, a quand même réalisé Y-a-t-il un flic pour sauver Hollywood…Hum, oui, je sais… »

Et enfin, pour la diversité, deux films loin des genres cités jusque-là. Le très américain Cloverfield et le jeune espagnol [°Rec].
Cloverfield, c’est mon côté garçon manqué? NAN! C’est mon côté cinéphile de films de la mort qui tuent et qui explosent de partout et qui surtout l’assument. Encore une fois, voilà ce que je racontais à l’époque : « Ne pas regarder l’incohérence de certains passages mais plutôt se laisser aller à se concentrer sur les sons, l’image, et les sursautements!^^Je suis soulagée parce que je vois pas en quoi certaines personnes se sont plaintes de ne pas assez voir le monstre. On le voit assez peu, mais étant donné qu’on adopte le point de vue de personnes qui tentent de le fuir, je les voyais mal utiliser une autre alternative. Et puis prendre le temps de faire un clin d’oeil à Bob l’éponge alors qu’on est en pleine panique dans Manhattan… Oh et le « It’s still alive » des credits…Mmmmmm! » A voir, du moment qu’on sait ce qu’on va voir. Ou pas.

Et enfin [°Rec] en neuvième position, simplement parce que le genre est souvent trop absent de mes classements, et j’ai été tellement déboussolée à la sortie, mal aux yeux de voir le soleil d’été, que je crois que c’est ce qui m’a le plus plu! Les sentiments que ça m’a filé. Vous voyez?Ce que j’en disais :
« Encore une fois, j’ai pour habitude de conseiller de se laisser aller dans le film, pour savoir s’il est bon. Certes, plusieurs scènes laissent une drôle d’impression : comme lorsqu’Angela réussit directement à ouvrir une porte avec un trousseau portant une centaine de clés, l’énième intervention post-mortem d’un vieux scientifique, certains reprochent aussi l’effet trop télévisuel du film…Mais bon-sang, les gens, c’est un film d’une heure vingt, il faut bien réussir à conclure^^.

Sans trop dévoiler l’histoire, j’ai bien mis quarante-cinq minutes à sortir du film, à plisser les yeux à cause du soleil, à prier les gens de ne pas me faire sursauter.

Une bonne réponse au misérabilisme de certains films fantastiques. »

A noter que Quarantine, son remake US avec Jennifer Carpenter, ne sortira qu’en DVD ici. AH AH.

Voilà pour le Top 10! Le reste du bon (ou pas) de 2008 suit, le temps que je respire un peu!^^ Joyeux 2009 à tous…

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