Son of Rambow notre critique du film

Publié par emma le mai 27, 2018 | Maj le mai 27, 2018

Parfois, on tombe sur un véritable petit bijou qui vous fait frémir, parce qu’il a comme un contrat de lecture qui vous lie à lui. Parce qu’il vous fait rêver, parce qu’il ne ment pas, parce qu’il vous montre ce qui le fait rêver, lui.

Le film Son of Rambow

Je prends le temps de vous présenter les grandes lignes de ce petit bijou qui vaut la peine que l’on se batte pour lui, pour qu’il soit vu par autant de monde possible. Parce qu’il me ressemble et qu’il pourrait vous ressembler. Parce qu’il assume les grandes lignes et les petites, parce qu’il apporte de l’amour tout simplement.

A ma façon, je veux apporter au spectateur ce que je peux ressentir lorsque je tombe sur un superbe coup de coeur comme celui-ci.

Synopsis : Nous sommes en 1982. Deux petits garçons vont se découvrir à travers l’amour du cinéma. Will fait partie d’une confrérie religieuse qui lui interdit tout loisir y compris celui de regarder la télévision. Lee, lui, vit seul avec son frère dans une maison de retraite et enchaîne les petits délits sans gravité mais qui lui font se sentir en vie. Il traîne notamment dans les cinémas pour filmer des versions pirates de ses films préférés comme le tout premier Rambo. Un jour, Will et Lee décident de rendre hommage à leur nouvel héros…Tout fonctionne, jsqu’à ce que Didier, un correspondant français ultra populaire y mette son grain de sel…

Bon premier point à savoir pour avoir envie de voir le film…Le réalisateur n’est autre que le génial Garth Jennings, ami d’Edgar Wright, à qui l’on doit l’adaptation cinématographique de The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy.

L’histoire commence et fini au même endroit…au cinéma. Ôde à l’évasion imaginaire que peut apporter le cinéma, ce film est un véritable petit bijou. Autant par son imagination et sa mise-en-scène soignée que par l’intensité du jeu de jeunes acteurs qui donnent tout ce qu’ils peuvent pour rendre ce film crédible. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce film et je ne voudrais pas vous endormir…

Si les thèmes de la solitude et de l’amitié entre enfants, de la difficulté à grandir et du refuge dans l’imaginaire vous intéressent alors ce film peut vous intéresser!

Il commence par une histoire classique d’une amitié entre deux garçons qui apprennent à se découvrir malgré leurs profondes différences. Un film comme les non-lecteurs qui ont grandi dans les années 80 ont dû voir par dizaines et qui ont pu les marquer à vie. Pourtant, certaines questions que pose le film restent profondément actuelles comme les relations entre enfants de pays européens, l’intégrisme religieux ou encore le piratage de films. D’autres sont universelles et intemporelles, comme les premières émotions fortes d’un enfant devant une oeuvre, quelle qu’elle soit, ici cinématographique, ici hollywoodienne, ici…

Pour la mise en scène, elle allie elle-même petits clins d’oeil aux techniques du début des années 80, montage aléatoire (scènes de Rambo intégrées et persqu’imperceptibles à la première vision) et scènes d’animation.

L’humour et la légereté, les souffrances et les inquiétudes, rien n’est exagéré par Garth Jennings qui chéri ces jeunes enfants comme s’ils étaient les siens à la différence qu’il arrive à se mettre à leur hauteur.
Nul doute qu’il a bouffé du film de genre pour enfants dans les années 80. Le casting me fait étrangement penser à des classiques que vous avez probablement vu. Voilà ce que je trouve trop rare dans les films qui traitent de l’enfance : allier problèmes légers et sérieux et accepter qu’un enfant peut avoir une vision profondément lucide sur eux, voire leur capacité à nous apprendre, nous, adultes, à voir le monde d’un autre angle.

Parce qu’un enfant peut rendre le sal poétique (Rambo/Rambow/Rainbow) mais il sait savoir, aussi.

Juste un mot sur Didier, le jeune correspondant français, me fais horriblement penser à Rufio, le jeune crooner de Hook! Même dégaine, même arrogance, même solitude. Car le petit personnage est plus intéressant qu’il n’y paraît. Populaire tout le long du film, son tout dernier plan le montre seul, à l’arrière du car qui le ramène en France, moqué à cause de son look par ses petits camarades. Du jeune étranger cool et influent au petit garçon délaissé pour ses différences. Je suis très surprise de croiser le jeune Jules Sitruck par là, mais c’est une bonne surprise, on peut lui faire confiance sur son avenir dans un cinéma international.

Bref, en conclusion, un film actuel et ancien. Un film nostalgique de l’enfance, des salles de cinéma où les gens communiquaient, fumaient et aimaient ; qui dit que l’on peut faire de l’art, non pas fait de bric et de broc mais de ce que l’on est ; un film qui universalise certains sujets et qui argumente en nous demandant de juste se poser là, d’ouvrir nos yeux sur nos cadets, de leurs offrir paumes et éducation, tout en les laissant vivre leur vie, pour mieux apprendre à vivre la notre…

Encore un film de Garth Jennings à qui je dis merci.

Je vous interdit de le rater, à sa sortie tardive sur nos écrans en Janvier 2009, le 28, plus exactement!

Bonne séance et bonne évasion…

PS : restez jusqu’au bout, ce bijou est un de ces films qui vous offrent une surprise à la fin…

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1 commentaires sur "Son of Rambow notre critique du film"
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