Les secrets de la trilogie Indiana Jones

L’évènement cinéma de 2008 approche à grands pas… Le titre est sur toutes les lèvres, l’excitation est à son comble et l’attente semble interminable pour les millions de fans d’une trilogie qui a su émerveiller plusieurs générations de spectateurs. Le 21 Mai prochain sortira donc dans nos salles le quatrième épisode du héros le plus emblématique du cinéma américain, il s’agit bien entendu d’Indiana Jones. Si peu d’éléments ont filtré sur le contenu de cet opus qui sera présenté en exclusivité mondiale lors du festival de Cannes, la trilogie semble quant à elle ne plus avoir de secrets… ou presque. Nous vous proposons ainsi de revenir en images sur les anecdotes de tournage, les récits cachés, les potins et petits secrets que cette saga réserve. Vous allez être surpris !

A l’origine de Jones, Bond…

Steven Spielberg ayant toujours rêvé de réaliser un opus de la série des James Bond, il a immédiatement pensé à Sean Connery pour interpréter le père de Jones. Si la blague faisait souvent le tour sur les plateaux de tournage où l’on entendait que l’aventurier était le digne héritier de l’espion en smoking, Spielberg a finalement réussi à réaliser son rêve en mettant au casting le fameux 007 et en réalisant un tout autre film d’action, d’un autre genre mais tout aussi culte. Précisons néanmoins que le comédien écossais n’a que douze ans d’écart avec son partenaire Harrison Ford mais l’illusion est parfaite et fils et père forment la paire.

Indiana Jones 3, un film d’horreur ?

George Lucas, en producteur consciencieux, souhaitait installer l’intrigue de ce troisième opus dans une maison hantée. Comme Spielberg venait de terminer le tournage de Poltergeist, le cinéaste refusa cette proposition et demanda à son producteur une nouvelle idée. C’est donc avec son scénario du Graal que Lucas revint à la charge et auquel Spielberg y ajouta la passionnante relation entre le père et le fils.

Un tournage à demi-nu…

Pour La dernière croisade, la séquence du Zeppelin a été tournée dans un studio où la température atteignait des sommets. Ainsi, les deux comédiens Connery et Ford ont tous deux enlevé leur pantalon afin de ne pas trop respirer. Le plan étant cadré à hauteur de ceinture, le spectateur ne peut relever la supercherie et remarquer que les deux comédiens sont en caleçon.

Les nazis archéologues…

A l’instar des Aventuriers de l’Arche perdue, Indiana Jones est ici confronté à une armée nazie chargée de retrouver le Saint-Graal… Tout n’est pas fiction puisqu’Adolf Hitler, sous le 3ème Reich a en effet fait partir plusieurs expéditions à travers le monde afin de retrouver les traces de mythes enfouis et de trésors cachés. Excalibur, l’Arche d’alliance, l’Atlantide ou l’Eldorardo furent tous dans le collimateur du dictateur qui cherchait, par ce procédé, à légitimer son pouvoir et le diviniser.

Une géographie bien étrange

A la fin de La dernière Croisade, les héros pénètrent dans un temple divin censé se trouver à Alexandretta. Cependant il s’agit bien de Petra en Jordanie dont il ne reste que la façade… Impossible donc d’entrer à l’intérieur et impossible également de se perdre dans le désert autour puisque l’unique sortie du la zone historique mène à une route principale ! Même à l’époque…

Professeur Jones, pater familias ?

Le père du renommé Indiana Jones, Jones Sr est un professeur d’histoire médiévale ayant reçu son diplôme en 1899 à l’Université d’Oxford. Il est, selon son fils, l’un de ceux que les étudiants ne souhaitent jamais avoir en début d’année. Toujours fasciné par la quête du Graal, Jones a réuni dans un journal quantité d’éléments et de découvertes permettant de se rendre sur la piste de cet objet tant convoité. Lorsque son fils tente de partir à la recherche de ce récipient et qu’il tombe sur le chemin de son père, on réalise que la situation entre les deux Jones n’a jamais été aisée. L’enfance d’Indy n’a pas réellement été bercée par la présence rassurante d’un père qui, après la mort de sa femme Anna, n’a jamais cherché à créer le moindre lien avec son fils. Ce dernier, qu’il appelle Junior, est donc constamment en démonstration devant un père peu impressionnable… Henry Jones, à l’instar de la phobie des serpents pour Indy, ne supporte pas la vision des rats et semble très à cheval sur l’utilisation de « Jesus ! ». Une grossièreté qui rappellera à Indy qu’une bonne gifle remet souvent les idées en place. Malgré les douze ans d’âge qui séparent Sean Connery d’Harrison Ford, le comédien a toujours été le premier choix de Steven Spielberg qui imaginait un acteur au caractère bien trempé, plus anglais qu’américain dans son approche de l’aventure. Plus dans le phrasé, la réflexion et le paraître que dans l’action, le personnage d’Henry Jones est un roc inébranlable conçu en totale opposition à Indiana Jones. Avec un esprit bondissant et alerte, il permet dans ce troisième épisode d’apporter une touche plus humble et dramatique aux aventures de Jones mais également cet humour d’une classe incroyable… Presque too british pour le film. Mais cette rupture offre à La dernière croisade un nouveau souffle faisant de ce dernier opus un excellent cru, si ce n’est le meilleur !

Un casting très Bond, James Bond…

Etonnamment, cette dernière croisade réunit un ancien James Bond (Connery), un ancien allié de Bond (Rhys Davies), une james-bond girl (Alyson Doodie), deux officiers proches de l’agent secret britannique et trois méchants…

Le véritable Indiana…

Au début de La dernière croisade, vous pouvez découvrir un chien de la même race que celui que possédait George Lucas lors de la création d’Indiana Jones. Et ce chien, un Alaskan Malamute, à qui Spielberg rend hommage n’est autre que l’animal qui a offert son nom au personnage principal de la trilogie.

Un scénario rejeté jugé trop raciste

Le réalisateur et scénariste Chris Columbus avait proposé aux deux cinéastes un scénario dans lequel Jones traversait l’Afrique à la recherche d’un trésor disparu et en conflit avec un Prince Singe. Le script fut rejeté en raison d’un trop grand nombre de clichés sur les communautés africaines. Cette accumulation de stéréotypes ayant effrayé Spielberg et Lucas, ils ont préféré remercier Columbus mais ont cependant conserver la séquence de poursuite de tanks…

Des pigeons déguisés en mouettes

Lors de la scène où le Dr Jones (Connery) s’attaque aux mouettes afin de faire obstacle à l’avion, l’équipe du film a dû utiliser des pigeons et non des mouettes. Ces dernières, impossibles à dresser, ont donc été remplacé par une armée de pigeons… Cependant trop peu nombreux, vous pouvez également apercevoir de fausses mouettes en carton. Les moyens du bord sont souvent les meilleurs.

La seule méchante de la série…

Elsa est une jeune et brillante historienne d’origine autrichienne ayant déjà travaillé avec le père de Jones. Elle rencontre Indy pour la première fois lorsque l’aventurier débarque à Venise pour retrouver la tombe du Chevalier. Ils travaillent ensemble en traversant les catacombes se trouvant sous une vieille librairie de la cité. Lorsque les deux héros sont attaqués par les Frères de L’épée cruciforme, la jeune femme fait état d’un grand talent pour conduire un hors-bord… Plus tard dans l’intrigue, elle se révèle être membre du parti nazi, embauchée pour contrecarrer les plans de Jones. Elle précise cependant ne pas croire aux idéologies du parti mais qu’elle croit en cette quête du Graal… Elle est la première héroïne d’un épisode d’Indiana Jones à mourir à la fin. Sa cupidité et ses ambitions la poussent en effet à se jeter dans une profonde faille pour récupérer le graal. Elle en perdra la vie. Schneider est la première héroïne fourbe d’un épisode d’Indiana Jones… Son adhésion au parti nazi qui, selon elle, n’est qu’un moyen pour se rapprocher du Graal témoigne néanmoins d’un manque profond de sens moral que Spielberg et Lucas condamnent brutalement en la faisant tout simplement disparaître du métrage ! Cependant, le personnage de Jones tente de la sauver in extremis mais c’est bien sa cupidité qui aura raison d’elle. Le personnage n’est donc pas pardonnable… En s’alliant au parti du mal, elle y participe activement. On remarquera néanmoins que le discours de Spielberg n’est pas aussi manichéen puisqu’il tournera quelques années plus tard son chef d’oeuvre, La liste de Schindler…

Qui est le jeune Indy ?

Le jeune Indiana Jones, qui aura par la suite sa propre série télévisée, est tombé dans la marmite lorsqu’il était petit ! Dans La dernière croisade, il apparaît au début du film sous les traits de River Phoenix dans une introduction mouvementée qui nous explique en quelques plans d’une efficaité redoutable son excellent maniement du fouet et sa phobie des serpents. On apprendra par la suite, grâce notamment au show à mi-chemin entre la fiction et l’émission éducative programmé sur ABC entre 1992 et 1993, que le jeune Indy fait le tour du monde dès son plus jeune âge… Accompagné de sa préceptrice, Miss Helen Seymour, avec laquelle il apprendra le langage de la séduction et quelques bonnes leçons d’histoire, Indiana Jones passera d’un pays à l’autre en croisant de temps en temps un père trop oocupé à retrouver son graal… Agé de 93 ans dans la série, le nostalgique Indiana Jones nous raconte sa tumultueuse jeunesse qui a fait le désespoir de sa jeune et prude gouvernante, Miss Seymour. Très jeune déjà, le petit Indiana frôle plus d’une fois la grande faucheuse ; entraîné dans des aventures très exotiques où il fait des rencontres prestigieuses, il traverse de nombreux pays à la recherche de trésors archéologiques. Plus tard, il s’engage dans les conflits qui se multiplient entre 1914 et 1918. Rémy Baudouin, le premier véritable ami d’Indiana Jones, sera également le témoin des tristes événements qui secouent le Monde et surtout l’Europe… Ce personnage, créé par George Lucas fera l’objet d’une série de trois saisons et plus d’une trentaine d’épisodes. Pas tous bien fameux.

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