Salvini et Le Pen prévoient une “révolution” dans les élections européennes

Publié par emma le octobre 25, 2018 | Maj le octobre 25, 2018

Le vice-président italien Matteo Salvini et le leader français d’extrême droite Marine Le Pen ont prédit lundi une ” révolution ” dans les élections européennes, d’où émergera un ” front de liberté ” avec un modèle de nations plus souveraines.

Les deux dirigeants d’extrême droite se sont rencontrés à Rome, au siège d’un syndicat proche de la Ligue Salvini, et ont passé en revue leurs idées avant les élections européennes du 23 mai, tout en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un acte électoral.

L’échange entre Salvini et Le Pen

Salvini a considéré que les élections impliquent “la fin d’un voyage, d’une révolution de bon sens qui parcourt toute l’Europe” et d’autres points de la planète, et il a célébré le succès au premier tour du Brésil de l’ultra candidat Jair Bolsonaro.

“Nous sommes ici pour donner un sens et une âme à un rêve d’Europe que les bureaucrates européens ont vidé. Les sauveurs de l’Europe sont ici, pas à Bruxelles”, a exigé le politicien italien, auquel Le Pen a répondu en riant : “Où dois-je signer ?

Les deux, se reconnaissant ” souverainistes “, ont rejeté une liste électorale unique sur l’ensemble du continent mais Salvini a parié sur une proposition après les élections ” si possible des candidats communs pour jouer les rôles les plus délicats ” au sein de l’Union européenne.

Le chef du Groupement national, l’ancien Front national français, a estimé qu'”un moment Historique approche, avec le H en majuscules, qui verra l’émergence d’une Europe différente, l’Europe des nations, de respect et de protection”.

Une Europe moins centralisatrice, plus souveraine

Les deux ont exposé leur idée d’une Europe moins centralisatrice, avec des pays à plus grande souveraineté, qui défend ses frontières pour réduire l’immigration, et qui se pose en “ennemis”, selon les mots des Italiens, les bureaucrates “retranchés dans des bunkers communautaires”.

Salvini a proposé “une communauté européenne”, pas une union, à l’avenir “faire peu de choses mais bien faire” et “reconnaître la liberté des différents pays, peuples et gouvernements” de légiférer librement sur des questions comme l’agriculture, l’éducation, la santé ou la famille.

“Nous sommes contre l’Union européenne, mais pas contre l’Europe. En fait, nous voulons sauver l’Europe”, résume Le Pen, qui a parié comme “premier objectif” de donner du pouvoir aux différents peuples.

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