Le Royaume-Uni ouvre une enquête pénale contre un important donateur de la campagne Brexit

Publié par Jerome le novembre 2, 2018 | Maj le novembre 2, 2018

L’Agence nationale britannique contre la criminalité (NCA) a ouvert une enquête sur le milliardaire Arron Banks, le plus grand donateur de la campagne Brexit dans les mois précédant le référendum de juin 2016.

Cette annonce, faite hier par l’agence dans un communiqué de presse, intervient après que la Commission électorale ait déjà ouvert sa propre enquête contre le magnat britannique. La NCA a renvoyé l’affaire à la NCA après avoir soupçonné que “plusieurs crimes” avaient été commis et qu’il y avait des motifs raisonnables de s’assurer que Banks n’était pas la “véritable source de financement” des quelque huit millions de livres (environ neuf millions d’euros) qui avaient atteint les caisses de la campagne Leave.EU.

La Commission électorale estime que, sur ce montant, au moins 2,9 millions de livres sterling (près de 3,5 millions d’euros) ont été utilisés pour financer la campagne référendaire, qui devait être conforme au règlement électoral et ne l’a pas été. En outre, les transactions financières auraient été effectuées par l’intermédiaire de sociétés, dont Rock Holdings Limited, situées dans le paradis fiscal de l’île de Man ou à Gibraltar, ce que la loi électorale britannique interdit, car les campagnes politiques ne peuvent être financées par des fonds extérieurs aux frontières du Royaume-Uni. Interrogé sur cette circonstance, Banks a nié la majeure et, selon la Commission électorale, “a donné des explications insatisfaisantes pour ces transactions. C’est pourquoi “nous avons des motifs raisonnables de soupçonner qu’ils ont dissimulé les véritables circonstances de l’origine de l’argent”, indique le rapport publié il y a quelques mois.

Les campagnes au microscope

En plus de Banks, l’enquête ouverte concerne plusieurs personnes qui lui sont liées, comme sa partenaire et présidente de la campagne Leave.EU, Elizabeth Bilney. Cette entité fera également l’objet d’une enquête par l’agence, ainsi que Better for the Country (BFTC). Tous deux ont apporté un soutien financier au chef du parti eurosceptique de l’UKIP, Nigel Farage.

Le magnat a déjà assuré qu’il est “satisfait” de cette enquête, car, à son avis, “elle mettra fin aux accusations absurdes qui ont été portées contre moi et mes partenaires.

Les banques, impliquées dans la controverse depuis le référendum, ont déjà comparu en juin dernier au Parlement britannique devant la commission d’enquête sur les “fausses nouvelles”, les fausses nouvelles, pendant la campagne Brexit.

Le millionnaire anglais aurait reconnu avoir vu jusqu’à trois fois avec l’ambassadeur russe à Londres, Alexander Yakovenko, entre 2015 et 2016, lors de rencontres parrainées par des espions russes, tout cela après avoir divulgué dans plusieurs journaux anglais. Malgré cela, les banques ont nié que le Kremlin était derrière l’argent qu’il avait utilisé pour financer la campagne de retrait du Royaume-Uni de l’UE.

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