Véritable mythe ambulant, les Porsche sont devenues au fil du temps des voitures cultes, notamment au cinéma. Bonne nouvelle, ce fantasme peut devenir une réalité pour les amateurs de voitures de collection. Louer une Porsche le temps d’un été – ou d’une journée – est aujourd’hui possible, et même accessible, si l’on sait frapper aux bonnes portes.

Qui n’a jamais rêvé devant ces voitures, conduites à tombeau ouvert par des héros intrépides, évoluant entre la vie et la mort ? Le 7e art est une magnifique usine à rêves et a su rendre célèbres certaines voitures vrombissantes qui aujourd’hui ont gagné une aura exceptionnelle : la DeLorean conduite par Marty Mc Fly dans Retour vers le futur (1985), la Mercury coupé noire de James Dean dans La Fureur de vivre (1956), la Ford mustang de Steve McQueen dans Bullitt (1968), ou encore la maléfique Plymouth Fury, dans Christine (1983).

Parallèlement au cinéma, le petit écran s’est également emparé de cette fascination pour les automobiles. Ce qui explique peut-être aujourd’hui l’immense succès d’interviews réalisées dans des voitures, comme l’émission britannique Carpool Karaoké présentée par James Corden ou encore Comedians in cars getting coffee animée par l’humoriste outre-Atlantique Jerry Seinfeld. Dans l’habitacle d’une automobile, et devant le paysage qui défile sous leurs yeux, les célébrités se révèlent comme nulle part ailleurs…

Et les personnages de fiction aussi. Dans cette mythologie de la grosse bagnole, vue comme extension métallique du héros qui la conduit, il est une voiture un peu particulière qui possède un statut à part dans la filmographie populaire : il s’agit de la Porsche. La Porsche fascine car elle incarne l’élégance, mais aussi la prise de risque. D’ailleurs, elle ne peut pas être enfourchée par n’importe qui. Les voitures Porsche sont le plus souvent conduites par des hommes virils, véloces, volontaires et parfois solitaires, prêts à relever tous les défis, et devenant soudain maîtres de l’espace-temps au volant de leur engin que rien n’arrête.

À la scène comme à la ville

Qu’on se rappelle Tom Cruise et sa Porsche 356B Speedster dans le cultissime Top Gun (1986). Ou encore la Porsche 911 conduite par Steve McQueen dans le film Le Mans (1971), que l’acteur a finalement achetée à la fin du tournage. Au cinéma, les Porsche sont tellement convoitées qu’on finit par vouloir les voler : dans 260 Chrono (1987), un officier de police est infiltré dans un gang de voleur de voitures ne ciblant que des Porsche 911. Sans oublier l’ultime nanar 60 secondes chrono (2000) avec Nicolas Cage. L’histoire d’un ancien voleur de Porsche 911 qui reprend du service pour faire un dernier coup : voler 50 bolides en l’espace d’une nuit, dont une Porsche 356B Speedster.

Dans la vraie vie, les Porsche ont aussi la cote. Et les garages de voitures de course savent de mieux en mieux répondre à cet irrésistible engouement. D’après l’entrepreneur Guillaume Ryckwaert, propriétaire d’un garage Porsche, le client aujourd’hui ne cherche plus à « frimer sur un yacht à Saint-Tropez, mais plutôt à découvrir de quoi (il est) capable dans une voiture d’exception. Ainsi, (il) décuple son plaisir en vivant une expérience utilisateur absolument unique ». Résultat, il n’est plus besoin d’acheter une Porsche pour en conduire une. Certains garages en louent pour le simple plaisir de l’expérience, et du dépassement de soi.

Un engouement qui touche en France 800 000 collectionneurs et amateurs de voitures d’exception. « Véritables valeurs refuges pour les investisseurs, certains modèles, à l’image des Porsche, permettent à leurs conducteurs une expérience absolument unique, notamment sur circuit privé » affirme Guillaume Ryckwaert. « Les plus avisés des clients peuvent aussi choisir de ne passer qu’un bref moment avec leur véhicule, roulant quelques milliers de kilomètres pour le plaisir, avant de le revendre avec une légère plus-value – un moyen, ingénieux, de concilier plaisir de la route, art de vivre, jouissance et confort, sans encombrer leur garage de voitures dont ils n’ont plus l’usage. »

Louer, le temps d’une saison, un chef-d’œuvre de l’industrie automobile, plutôt que l’acheter ?  Une tendance qui devrait se confirmer dans les prochaines années.

Et ce n’est pas du cinéma.

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