Retour sur la série Virgin River

Culture Films et série TV Retour sur la série Virgin River

Virgin River est une série sentimentale sortie à la fin de l’année 2019 sur la plateforme Netflix, qui en est le producteur. Adaptée des romans éponymes signés Robyn Carr, elle a de solides arguments pour devenir un des joyaux de la première plateforme de streaming.

Un scénario réconfortant

Virgin River raconte le parcours d’une infirmière, Mélinda Monroe, qui décide de changer de vie en quittant Los Angeles pour Virgin River, bourgade tout ce qu’il y a de plus calme située dans le nord de la Californie. Répondant à une annonce pour épauler le médecin vieillissant de la ville, elle y déménage avec autant de souvenirs douloureux que d’espoirs sincères. Cependant, l’intégration dans une petite ville est loin d’être simple, elle doit y faire ses preuves et se remettre d’un accueil plus que mitigé. Elle rencontre cependant Jack, qui possède le bar-restaurant de la ville. Il sera sa bouée de sauvetage et participera à son assimilation.

Un casting efficace

Au niveau des acteurs principaux, on retrouve Alexandra Breckenridge (American Horror Story et The Walking Dead) dans le rôle de notre héroïne Mélinda Monroe (aka Mel), Martin Henderson (Grey’s Anatomy) dans celui du barman Jack Sheridan, Tim Matheson (Burn Notice et Hart of Dixie) jouera le rôle du Docteur Vernon Mullins (dit Doc) aux côtés d’Annette O’Toole (Smallville), qui sera Hope McCrea, la maire de Virgin River. On retrouve ensuite Collin Lawrence (Riverdale) qui incarnera John Middleton (aka Preacher), Lauren Hammersley (Orphan Black) sera Charmaine Roberts, et enfin Jenny Cooper (Shovel Buddies) qui campera la sœur de Mel.

Les raisons du succès

Virgin River est un modèle de série romantique, on y retrouve tous les codes du genre agrémentés d’une mise en scène impeccable. Si les thèmes abordés sont classiques, ils ont le mérite de toucher tout le monde : la recherche de soi, le nouveau départ ou encore la guerre des générations. On s’identifie donc rapidement à l’un ou l’autre des personnages, on a de l’empathie pour eux, on chemine en leur compagnie vers un avenir que l’on sait déjà radieux. Bref, on a l’impression d’être un peu acteur de leur succès, ce qui redonne le moral. Le timing du lancement de la série, au début de l’automne, était à cet effet lui aussi bien pensé.

Cela est bien aidé par une direction photo faisant souvent défaut dans ce genre de productions, qui sont la plupart du temps des téléfilms oubliés dès la fin du générique. Les images sont superbes et l’ambiance “nature, chalet en bois, grands espaces” nous transporte dès les premiers pas de Mel dans sa nouvelle vie. Le format 10×45 minutes permet de prendre le temps de découvrir les personnalités de tous les protagonistes, et les rebondissements du script rythment suffisamment les épisodes pour que l’intérêt ne retombe jamais. En outre, les projections et flash-backs réguliers sur l’histoire des personnages principaux rendent crédible le jeu d’acteurs qui mettent la dose suffisante de clichés dans leur acting.

Les images et la mise en scène dépassent les attentes que nous pouvions avoir, et une bande-son bien pensée apporte la dernière touche à la série Virgin River. On retrouve quelques bons titres de Reem et de Tony K, en plus de la patte de Jeff Garber. Mais ce sont bien Alexandra Breckenridge et Tim Matheson, très sincères et investis dans leur prestation, qui apportent le liant nécessaire pour faire fonctionner tous les ingrédients de cette recette.

Le potentiel de la série

La saison 2 de Virgin River sera proposée par Netflix dès 2020. L’annonce de cette nouvelle saison laisse présager une longue histoire entre Netflix et cet univers de Robyn Carr qui compte 21 tomes, publiés entre 2007 et 2012. Bref assez de ressources et de nouveaux personnages cohérents pour contenter les fans du genre, et ils ont répondu à l’appel, pendant plusieurs années.

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