Les républicains perdent, mais pas Trump.

Publié par Jerome le novembre 7, 2018 | Maj le novembre 7, 2018

Les résultats des élections d’hier ne sont pas aussi mauvais qu’ils ne le semblent pour Donald Trump. Malgré la grande surprise de sa victoire il y a deux ans, ses provocations constantes et l’animosité qu’il a suscitée chez les démocrates, ces derniers n’ont pu remporter aucune victoire éclatante dans les bastions républicains. Ni la Géorgie, ni l’Arizona, ni le Texas n’ont tourné le dos aux conservateurs, bien au contraire : ils ont déposé un vote de confiance prudent dans le président.

Que va faire Donald Trump après cet échec ?

Le fait que les démocrates soient capables de gagner en Virginie, en Floride et dans des États industriels comme le Michigan, comme ce fut le cas hier, a déjà été démontré par Barack Obama avec ses deux victoires en 2008 et 2012. Mais hier soir, le parti d’opposition a perdu des sièges au Sénat en Floride, en Indiana, au Missouri et au Dakota du Nord. Dans ces deux derniers États, les vaincus sont deux femmes – Claire McCaskill et Heidi Heitkamp – qui ont été punies pour avoir voté contre l’entrée en Cour suprême de Brett Kavanaugh, accusé d’agression sexuelle.

Trump avait déjà averti que s’opposer à ses candidats à la plus haute instance judiciaire du pays était un suicide politique dans les États conservateurs, et c’est arrivé hier. Son sens politique de l’odorat ne l’a pas laissé tomber.

De plus, le président peut aussi se vanter d’avoir occupé le siège contesté au Sénat du Texas. Il y a eu beaucoup de bénévolat dans cette bataille, avec 70 millions de dollars – un record historique – donnés à la campagne du démocrate Beto O’Rourke. Tout ça pour rien : il est perdu. Il ne peut pas suivre les traces d’Obama, qui était sénateur avant de devenir président. Dans le siège suit Ted Cruz, qui a contesté la présidence à Trump et maintenant a été sauvé et est en dette envers lui. Ce nouveau Capitole, divisé, peut en effet être une occasion en or pour Trump le négociateur. Le président a fait campagne en promettant un consensus prometteur. Ses références sont ses nombreuses années d’expérience en tant qu’entrepreneur. Il est capable, a-t-il dit, de comprendre les démocrates et les républicains. Tout ce qui l’intéresse, c’est de conclure des marchés. Et ce n’est pas un détail mineur que Trump lui-même a appelé hier soir Nancy Pelosi, ressuscitée en tant que leader démocrate, pour la féliciter personnellement de sa victoire. Il lui a promis des pactes et lui a dit qu’il était prêt à travailler avec elle.

Ce n’est pas non plus un secret que Trump a également eu son plus et son moins avec les républicains eux-mêmes. Il n’y a pas un seul leader conservateur que je n’ai pas rencontré, surtout sur Twitter. Le président ne pardonne pas à son propre parti de ne pas avoir pu révoquer la réforme de la santé d’Obama et de ne pas s’être précipité pour obtenir les fonds nécessaires à la construction du mur avec le Mexique. Ce n’est pas que les démocrates vont vous aider dans ce domaine, mais au moins avec eux, un nouveau départ peut être pris.

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