Rencontre avec Joffrey Lebourg pour la réédition du Réveil d’Entropia

CultureRencontre avec Joffrey Lebourg pour la réédition du Réveil d’Entropia

Le 6 mars 2021 paraissait Le Réveil d’Entropia, 1er tome de la saga Les Sept Reliques et 8ème roman de Joffrey Lebourg. Et le roman a su séduire un public passionné de fantasy autour de la quête d’une jeune héroïne, nommée Cordélia, devant sauver le monde de l’emprise d’un prince-démon. C’est lors de sa réédition le 14 février prochain aux éditions Des auteurs des livres, avec plusieurs nouveautés, que nous avons eu l’occasion de (re)découvrir le roman et de rencontrer son auteur.

Joffrey Lebourg n’en est pas à son coup d’essai. Passionné de fantasy et de fantastique, le jeune auteur de 24 ans se met à écrire à l’âge de 11 ans. Tout a commencé avec des personnages imaginés en cour de récré qu’il décide de coucher sur du papier pour ne pas les oublier. Et en grandissant, il nous confessait « ne jamais avoir perdu son imagination ». Nous le croyons volontiers.

Tu dis souvent en interview que tu as lu des centaines de romans fantasy. Sais-tu combien exactement ?

Joffrey Lebourg : Je n’ai plus le nombre mais j’ai dépassé les 1000 livres, c’est certain. Peut-être 1300.

Il y en a un qui t’as particulièrement inspiré ?

Certains ont été plus ou moins marquants à différentes périodes de ma vie. Quand j’étais jeune, La Quête de Deltora m’a marqué. Et à l’adolescence, j’ai commencé à lire des romans de fantasy politiques dont Les Sept Royaumes, qui reste la meilleure série que j’ai lu jusqu’à présent malgré les années.

Ce sont tous ces univers fantastiques qui t’ont donné envie d’écrire ?

Même pas ! L’élément déclencheur, c’est Paul Nature, une série de livres écolos qui part à la découverte du monde et des animaux.

Tu as sorti Le Réveil d’Entropia le 6 mars 2021 aux éditions St Honoré. Puis sa réédition à venir, qui paraîtra le 14 février prochain, aux éditions Des auteurs des livres. Ça a été dur de trouver une maison d’édition ?

Oui ! Et aussi de trouver une maison d’édition qui soit d’accord pour s’engager sur le long terme. D’ailleurs, les éditions Des auteurs des livres, qui reprennent le premier tome de la saga des Sept Reliques, ont également signé pour la suite.

Avec ce premier tome d’une toute nouvelle saga, c’est aussi un nouvel univers. En quoi est-il différent de celui des Gardiens, ton univers précédent ?

L’univers des Gardiens était davantage orienté littérature jeunesse avec de nombreuses créatures fantastiques et sortilèges qui partaient un peu dans tous les sens. Dans les Sept Reliques, je suis parti sur quelque chose de plus conventionnel : une quête fantastique, comme dans Le Seigneur des Anneaux, qui est vraiment le père du genre. J’ai aussi mis un accent plus important sur le développement personnel des personnages.

Et plus précisément, comment le décrirais-tu ?

C’est un monde où se côtoient une trentaine d’espèces fabuleuses différentes. L’histoire se situe entre la fin du Moyen-Age et le début de la Renaissance. Certains diront que l’histoire est anachronique car il y a aussi dedans des apports de la Belle Epoque et du milieu du 20ème siècle. Mais comme c’est une réalité que j’ai inventée, j’y mets un peu ce que je veux.

Pourquoi avoir fait ce choix de mélanger des éléments de différentes époques ?

En fait, mon monde n’a pas connu de guerre depuis 400 ans donc il s’est développé plus rapidement, notamment sur le plan industriel. C’est plutôt positif un monde qui n’a pas de conflits. Sauf que l’on va quand même s’apercevoir que tout n’est pas aussi rose… Il y a une mainmise aristocratique importante et une justice différente pour les nobles et les moins nobles. Même s’il y a des états fédérés censés être égaux, les privilèges se sont  en réalité entassés d’un des côtés de la barrière. Et en plus, tu ajoutes un prince-démon qui revient sur Terre…

Le récit, et la carte du monde qui l’accompagne au début, m’ont fait penser aux Seigneurs des Anneaux ou encore à Games Of Thrones. Ce sont deux univers qui te parlent ?

De toute façon, je pense que tous les livres de fantasy sont plus ou moins liés au Seigneur des Anneaux puisque c’est l’oeuvre fondatrice de tout l’imaginaire heroic fantasy. Dans ce genre, les personnages sont plutôt des guerriers que des magiciens, contrairement à l’univers Harry Potter, qui est un autre genre apparu plus tard. Quant à Games Of Thrones, je ne connais pas du tout.

Et ton héroïne, Cordélia, quand tu l’as décris comme « une sorte d’élue, une enfant étoile envoyée par les dieux », elle me rappelle Frodon Sacquet, le héros du Seigneur des Anneaux.

Oui, c’est vrai. D’ailleurs, elle non plus n’a pas du tout envie d’aller sauver le monde. Au départ, elle n’accepte pas du tout son sort, celui d’être une élue.

Elle est intéressante Cordélia car, au-delà de la quête qui l’attend, elle a une personnalité forte très développée et est constamment en évolution.

J’ai en effet vraiment souhaité mettre en avant cette thématique de l’apprentissage et du développement personnel dans le roman. Ce voyage va apprendre des choses à Cordélia sur la politique, la société, la vie, la mort, l’amour. A l’aide de son mentor Amber, une magicienne plus âgée, Cordélia va prendre en maturité. A vrai dire, les questions que je pose dans mon livre ne sont ni plus ni moins des questions personnelles que je me pose moi-même.

Tu évoques aussi sa liberté, son célibat, et le fait qu’elle s’en sorte très bien toute seule. Elle correspond à ta vision de la femme ?

Je m’efforce d’être féministe ! Je ne sais pas si j’y arrive mais j’essaie. En tout cas, ce qui est certain est que Cordélia demande une liberté que la société ne lui accorde pas car encore trop rigide sur la place des femmes. Un peu comme notre société finalement…

Tu as inventé près d’une trentaine de personnages : différentes races d’humanoïdes et des créatures fantastiques, qui viennent parfois d’autres planètes. D’où sortent-ils ?

J’ai fait énormément de recherches dans la littérature pour trouver des créatures imaginaires oubliées. Bon, j’en ai aussi inventé, comme les nymphes du feu. Cela donne de la diversité et permet de faire un petit point culturel pour le lecteur.

Au fait, pourquoi 7 reliques ? Est-ce en référence aux 7 horcruxes dans Harry Potter, mais plus largement à l’importance du chiffre 7 dans toute la saga ?

L’importance du chiffre 7 dans la quasi-totalité des oeuvres de fiction d’ailleurs ! C’est le chiffre de la magie. D’ailleurs, il y aura 7 tomes des 7 reliques.

Avec ce nouveau roman, tu as déjà 8 livres publiés à ton actif à seulement 24 ans. Tu ne vas jamais t’arrêter ?

Je n’espère pas. Je vais continuer jusqu’à ce que je n’ai plus rien à écrire. Mais, j’ai plein de projets pour les années à venir, y compris des propositions innovantes. Par exemple, dans la réédition du Réveil d’Entropia, il y a des QR code qui renvoient à des images et à des pistes audio avec ma voix enregistrée qui va expliquer au futur lecteur de quoi parle le livre. Une nouvelle manière de gagner en visibilité pour la série.

Le site du livre : https://les-sept-reliques.fr/

Camille Ogier
Rédactrice depuis 3 ans maintenant, j’écris notamment sur des thématiques culture, lifestyle et high tech. J’aime beaucoup ce qui touche à la décoration.

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