La reconnaissance faciale pour le travail policier n’est toujours pas la meilleure option

Publié par Simon Taquet le décembre 2, 2018 | Maj le décembre 3, 2018

La technologie est prête à reconnaître les visages des gens. C’est une méthode de sécurité intéressante. Les capteurs biométriques ont commencé à être utilisés dans les dispositifs électroniques comme systèmes d’autorisation des paiements et de déverrouillage des écrans. Mais malgré les progrès réalisés, ils font des erreurs.

La reconnaissance faciale problématique de nos jours ?

Leur imperfection n’a pas été un obstacle aux répétitions des équipes de police avec la technologie. Comme s’il s’agissait d’un rapport minoritaire, l’utilisation de systèmes biométriques capables de détecter en temps réel l’image d’un suspect a donné aux chercheurs de nouveaux moyens de lutter contre la criminalité, bien qu’ils soient encore à un stade embryonnaire.

Le fonctionnement de ces systèmes consiste à croiser un masque virtuel du visage des personnes saisies avec une base de données établie. Grâce aux séquences Big Data, la technologie permet d’identifier une personne. Afin d’avoir un effet sur le travail quotidien des policiers, il est toutefois nécessaire que l’information contenue dans les dossiers de police offre différents points de vue sur le suspect, par exemple sur une personne ayant un casier judiciaire.

Une étude de l’Université de Cardiff (Royaume-Uni) remet en question les capacités de la reconnaissance faciale comme outil de police. Les experts estiment qu’ils ont encore besoin d’une révision majeure et d’investissements pour obtenir des résultats précis. Pourtant, la police galloise a utilisé cette technologie dans un certain nombre d’événements massifs depuis la finale de la Ligue des champions en juin de l’année dernière.

Accuracy – selon le rapport – s’est amélioré avec le temps mais fournit toujours des résultats inexacts lorsque l’analyse a lieu sous un mauvais éclairage ou avec de grandes concentrations de personnes. D’après les éléments de preuve, le système utilisé par la police galloise a identifié une personne avec une précision de 76 %. Le problème détecté était que, selon le rapport, le système offrait des données inexactes et des retards lorsque plusieurs faces se trouvaient dans la portée du capteur. Les chercheurs ont reconnu que plus de 2 000 personnes ont été identifiées comme des délinquants potentiels. La plupart du temps des faux positifs.

Les experts croient cependant que, bien que les résultats obtenus par la technologie biométrique ne soient pas concluants à des fins policières, ils offrent des capacités comme outils d’aide. Martin Innes, de l’Institut des sciences policières de l’Université de Cardiff, souligne dans des déclarations à la “BBC” que la recherche visait à fournir “une explication équilibrée et fondée sur des preuves des avantages, des coûts et des défis” de l’intégration des systèmes dans les services de police. Une autre étude, dans ce cas par l’American Civil Liberties Union, a révélé que les logiciels de reconnaissance faciale échouaient 48 % du temps.

En Chine, ils ont également testé les capacités de cette technologie. Une compagnie d’autobus de la ville chinoise de Shanghai a installé des caméras équipées d’une technologie de reconnaissance faciale et d’analyse d’images sur ses autobus pour surveiller les conducteurs et éviter des problèmes tels que la fatigue. Cette initiative, menée par la Shanghai Jiushi Bus Company, est un autre exemple de la façon dont l’intelligence artificielle prend de plus en plus d’importance dans la vie des Chinois.

La caméra était capable de capturer chaque mouvement et expression faciale des conducteurs de bus, de détecter s’ils présentent des symptômes de fatigue et sert également à détecter les comportements irréguliers ou illégaux, comme les appels téléphoniques ou le tabac. En Chine, en fait, la technologie de reconnaissance faciale est de plus en plus utilisée pour le contrôle et la supervision de ses habitants et est utilisée pour contrôler la fréquentation scolaire dans certaines universités, pour sanctionner les piétons ou même pour distribuer du papier hygiénique dans certaines toilettes publiques.

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