Il s’agit du réseau mobile de cinquième génération, comprenant par génération chacune des étapes que la téléphonie mobile a traversées depuis son apparition, chacune avec ses spécificités propres et, en plus d’une plus grande rapidité, il permettra une réduction notable de la latence dans les connexions.

La 5G a une fois de plus joué un rôle de premier plan au Congrès Mondial du Mobile (CMM), même si, par rapport aux éditions précédentes, des appareils commerciaux adaptés à l’exploitation avec les nouveaux réseaux sont déjà visibles dans ces derniers, qui devraient être opérationnels d’ici 2019 dans des pays comme les Etats-Unis ou la Corée du Sud. Mais qu’est-ce que la 5G, exactement, ou quels progrès fera-t-elle par rapport à la génération précédente, la 4G ? Ce sont là quelques clés pour comprendre ce que signifient le futur réseau mobile.

Qu’est-ce que le 5G ?

Il s’agit du réseau mobile de cinquième génération, comprenant par génération chacune des étapes que la téléphonie mobile a traversées depuis son apparition, chacune avec ses spécificités propres. Et nous parlons de 5G parce qu’il y avait d’abord une 1G analogique qui ne permettait que de parler au téléphone, une 2G qui introduisait le SMS, une 3G qui fournissait l’Internet mobile et une 4G avec laquelle le haut débit mobile arrivait, avec des cas d’utilisation comme la vidéo en continu ou la réalité virtuelle sur le mobile.

Quelles améliorations apportera-t-elle par rapport à la 4G ?

Principalement trois. Tout d’abord, il va multiplier la vitesse des communications mobiles pour atteindre des pics de 1 à 10 Gbps, plus que ce qu’offre actuellement la fibre optique, à quoi cela sert-il ? Eh bien, par exemple, pour télécharger une série sur votre mobile en quelques secondes.

La deuxième amélioration majeure consiste en une réduction de la latence, c’est-à-dire du temps de réponse du réseau entre le moment où une instruction est donnée à un dispositif et celui où il réagit. Les améliorations apportées au réseau 4G ont réduit ce temps à 30 millisecondes, mais le 5G vous amènera à l’environnement 1-5 millisecondes, pratiquement en temps réel. Cette amélioration est essentielle dans les cas d’utilisation tels que la conduite autonome ou les interventions chirurgicales à distance. “C’est la différence entre la vie et la mort”, explique Fernando Corredor, directeur marketing de Nokia.

Et troisièmement, il permettra de connecter davantage d’appareils, “jusqu’à un million par kilomètre carré ou 100 par mètre carré”, selon José Luis Sancho, directeur d’Accenture Digital pour l’Espagne, le Portugal et Israël. Une capacité qui fera de ce monde dans lequel n’importe quel objet est connecté, de la machine à laver ou le réfrigérateur aux robots industriels ou aux voitures autonomes, une réalité.

Quelles régions cette technologie atteindra-t-elle en premier ?

Selon la GSMA, l’employeur des opérateurs de téléphonie mobile, la 5G sera une réalité cette année dans 21 marchés, y compris les États-Unis, l’Australie et la Chine, où le nouveau réseau servira à apporter le haut débit aux foyers parce qu’ils n’ont pas de fibre optique. Deux autres pays importants sont le Japon et la Corée du Sud, où la 4G n’est pas en mesure de répondre à l’utilisation intensive de données dans ces pays.

D’ici 2025, 59% du nombre total de lignes mobiles en Corée sera de 5G, tandis qu’au Japon ce pourcentage sera de 48%, 49% aux Etats-Unis et 29% en Europe. En 2025, les connexions 5G en Afrique subsaharienne ne représenteront que 2,6% du total, en Amérique latine et dans les Caraïbes 8%, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient 6% et 3% en Afrique de l’Ouest.

Combien coûtera le nouveau réseau ?

Selon la GSMA, d’ici 2025, les opérateurs mobiles devraient avoir investi entre 300 et 500 milliards d’euros dans le déploiement de la 5G en Europe seulement.

Quels sont les opérateurs les plus actifs ?

AT&T et Verizon, aux États-Unis ; China Mobile, China Unicom et China Telecom, en Chine ; KDDI, SoftBank et NTT DoCoMo, au Japon, et KT et SK Telecom, en Corée, sont parmi les opérateurs les plus actifs dans la course à la 5G.

En Espagne, tous les opérateurs de réseaux disposent du spectre pour le réseau 5G et mènent des projets pilotes. Telefónica, par exemple, a lancé son projet de villes technologiques à Ségovie et Talavera de la Reina pour tester les capacités du réseau dans différents cas d’utilisation. Vodafone prévoit de terminer le premier trimestre 2019 avec plus de 85 antennes 5G déployées dans un réseau réel dans six villes espagnoles (Madrid, Barcelone, Séville, Valence, Bilbao et Malaga).

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