Pour le protéger, ils limiteront l’accès au Mont Blanc.

Publié par Jerome le octobre 3, 2018 | Maj le octobre 3, 2018

Le géant alpin de 4 810 mètres a besoin d’être protégé. C’est du moins l’avis des autorités de la commune de Saint-Gervais, qui ont décidé de limiter l’accès à la montagne depuis 2019.
Avec 25 000 visiteurs par an, la célèbre montagne du Mont-Blanc dans les Alpes françaises souffre de surcharge, de dégradation et d’accidents répétés. Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais, la commune où se trouve l’entrée la plus visitée du sommet, a averti : ” c’est une décision difficile mais vraiment bonne car le Mont Blanc n’est pas une ascension comme les autres mais doit être préparé “, a dit le maire.

L’accès au Mont Blanc limité

S’il reste à définir les modalités de fonctionnement et de mise en œuvre de la limitation, un cadre général a été défini entre le peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix, la Fédération française des clubs alpins et de montagne, la Préfecture de Haute-Savoie et les entreprises de guides de montagne.

Mais fondamentalement, pour grimper, vous aurez besoin d’une autorisation délivrée par l’office de tourisme de Saint-Gervais, sauf si vous êtes accompagné d’un guide. De plus, il y aura un quota de 214 grimpeurs autorisés par jour. Selon le journal local Le Dauphiné, chaque candidat doit soumettre un projet d’escalade afin d’être autorisé à faire l’ascension et à utiliser les abris dans le massif. Un permis qui sera en tout cas gratuit. “Ce n’est pas une pénalité pour les alpinistes, mais simplement du bon sens : nous voulons que le nombre de personnes qui se rendent au Mont-Blanc corresponde au nombre de places disponibles dans les refuges,” explique Jean-Marc Peillex.

Par ailleurs, le maire de Saint-Gervais a annoncé la création éventuelle d’une “brigade blanche” pour faire respecter les nouvelles règles à la gare menant au pied de l’ascension.

La commune voisine de Chamonix a regretté que la décision “n’ait pas été concertée” entre toutes les communes où se trouve le Mont-Blanc. Selon le maire Eric Fournier, ” les actes d’incivilisation inadmissibles et hautement médiatisés ” ont conduit à l’adoption de règlements ” sans tenir compte de leurs impacts sur les autres voies d’accès disponibles ” au massif où iront ceux qui ne sont pas autorisés à monter.

Le Mont Blanc dit “le toit de l’Europe” était déjà le résultat de restrictions similaires. En juillet 2018, pendant la canicule, des quotas ont été fixés en raison du danger de fonte des glaciers et du risque de chutes de pierres et de rochers qui en découle. En fait, cet été 2018 a été marqué par une mortalité record.

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