Préservatifs moléculaires: l’avenir du contrôle des naissances

Publié par emma le novembre 15, 2018 | Maj le novembre 15, 2018

Des scientifiques de l’Université de Berkeley ont trouvé une nouvelle façon de contrôler les naissances avec un préservatif moléculaire qui est également efficace pour les deux sexes, sans effets secondaires hormonaux. Nous vous racontons tous les détails de cette découverte, dans la note suivante!

Dans une étude récemment publiée par des scientifiques de l’Université de Californie à Berkeley, il montre comment deux produits chimiques trouvés dans les plantes peuvent être utilisés pour la contraception. Elles empêcheraient le sperme de “percer” l’ovule, donc, en ne l’engendrant pas, cette possibilité du nouveau contraceptif serait un grand Plan B pour les partisans de l’avortement.

Le sperme humain doit voyager 24 000 fois sa longueur pour atteindre l’ovule, et pour ce faire, sa queue le propulse d’un côté à l’autre. Lorsqu’il atteint l’ovule, le spermatozoïde passe de la technique du tire-bouchon à celle du tire-bouchon, poussant sa tête à travers la couche protectrice. Cette poussée finale vers la fécondation se fait en poussant une tonne d’ions calcium présents dans la queue du spermatozoïde. Il possède un canal ionique unique appelé Catsper1.

Lorsque les spermatozoïdes s’approchent de l’ovule, ce canal ionique entre en action, en raison de la proximité de la progestérone – qui est l’hormone sécrétée par l’ovaire et le placenta féminin pour préparer l’utérus à recevoir l’ovule fécondé.

Les substances que les chercheurs ont découvert

Les chercheurs de Berkeley travaillant sur ce projet ont fait une découverte en testant des composés chimiques qui pourraient saboter le moment du tire-bouchon à sperme. Ils ont découvert que le Lupéol et la Pristimerine, substances présentes dans certaines plantes, ont un résultat prometteur pour inverser ce moment de fertilisation.

On trouve des substances dans les produits de consommation courante destinés aux humains. Le lupéol se trouve dans l’aloès, le raisin, les olives, le chou, entre autres. La pristimerine est moins courante et est connue pour être utilisée fréquemment en phytothérapie chinoise.

Ils ont noté que ces produits étaient capables de surpasser la réponse naturelle générée par le sperme à proximité de la progestérone et ont affirmé que cette méthode est 10 fois plus efficace et moins invasive que les autres formes de contraception disponibles sur le marché. Ils l’appelaient un “conservateur moléculaire”.

Le professeur Polina Lishko, l’une des trois chercheuses en charge de ce projet, dans une note qu’elle a remise à Wired, a déclaré qu’elle prévoit de créer une entreprise qui offre ce qu’elle appelle “un contraceptif universel. En d’autres termes, pour les deux sexes sans discrimination. La même chose pourrait être administrée par l’intermédiaire d’un timbre cutané, ainsi que sous la forme d’un anneau vaginal, qui pourrait même être utilisé comme contraceptif d’urgence. La nouveauté de cette méthode est que l’œuf ne serait jamais fécondé.

Ce qui complique le développement de ce préservatif moléculaire, c’est son coût. L’équipe continue de chercher des moyens moins coûteux d’acquérir les substances nécessaires, mais elles sont présentes à des concentrations très faibles dans les plantes. Même le préservatif moléculaire est à l’essai, et on estime qu’il ne sera pas disponible avant quelques années.

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