PREMIER CONTRAT POUR LE PROJET LOON : KENYA

Publié par emma le octobre 26, 2018 | Maj le octobre 26, 2018

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit : le projet Loon est un système de connectivité basé sur des ballons d’altitude pour fournir l’Internet dans les zones difficiles d’accès et avec une latence bien meilleure que par satellite.

Le projet fait partie de la division Projet X d’Alphabet, la méga-entreprise née de Google qui couvre tous les projets sous ce nom et dont le partenaire essentiel est le local Telkom Kenya.

Loon ne remplace pas le signal d’un réseau, c’est plutôt un complément, applicable aux réseaux qui se sont effondrés à cause d’un problème accidentel (guerre, accidents, catastrophes naturelles) ou à des zones qui manquent de réseau (déserts, territoires lointains, steppes, etc.). En ce sens, le huard appliqué au Kenya atteindra les régions les plus reculées du pays.

Chaque ballon transporte un système radio 4G éclairant dans une zone de 5000 km2 lorsqu’il atteint environ 60 000 pieds (20 000 mètres environ), des panneaux solaires pour charger et se déplace avec les vents d’altitude (principalement des courants jets qui sont prévisibles et simulables).

Le système a amélioré une grande partie de ce qui avait été prévu à l’origine, à la fois en apprenant les régions et les altitudes ainsi que le passage de la 3G à la 4G et la capacité du ballon à rester en l’air jusqu’à six mois, le record actuel, testé au Pérou, atteint 190 jours continus. Ensuite, le ballon récupère et est projeté à nouveau.

Le premier test décisif a eu lieu à Porto Rico après le passage de l’ouragan Maria, où il a permis de connecter 200 000 personnes qui étaient restées complètement silencieuses numériquement, mais maintenant que le nouveau projet en fait un usage commercial et non plus une urgence, c’est ici que vous allez voir si l’idée peut être rentable. En même temps beaucoup d’autres entreprises construisent leurs constellations de satellites mais là la question est dans la latence, un ballon à 20km n’est pas un problème, un satellite à 150km est déjà un autre sujet, un géostationnaire à 32.000km est insupportable (1000ms de ping, il sert plus pour la télévision que pour parler) et Facebook, récemment mentionné, a abandonné son projet de drones pour cette même utilisation laissant tout dans les mains de Airbus.

Via la BBC

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