Le procureur général de Washington poursuit le réseau social sur le cas de Cambridge Analytica

Publié par Simon Taquet le décembre 20, 2018 | Maj le décembre 20, 2018

Le procureur général du district de Columbia, à Washington, a poursuivi Facebook mercredi pour le scandale de Cambridge Analytica, la société de conseil qui a offert des données de cette plate-forme pour influencer le processus électoral, selon le journal The Washington Post.

La première action judiciaire

Selon ce média, est la première action judiciaire qu’une autorité américaine prend contre Facebook dans cette affaire, bien que la société ait déjà été condamnée au Royaume-Uni avec 500.000 livres.

En mars dernier, il a été révélé que le cabinet de conseil britannique Cambridge Analytica (qui a fermé ses portes en mai en raison de cette crise) a utilisé une application pour collecter des millions de données auprès des utilisateurs de Facebook, qui pourraient être utilisées pour influencer la campagne électorale du président américain, Donald Trump, 2016.

Le journal, qui cite une source bien informée au sujet de la poursuite, note que la plainte sera probablement modifiée pour inclure de nouvelles allégations concernant les politiques de confidentialité de Facebook. En outre, différents États américains enquêtent sur l’entreprise dans la même direction.

Les nouvelles arrivent un jour après que le journal The New York Times a publié que le réseau social a partagé plus de données personnelles de ses utilisateurs avec des géants technologiques tels que Microsoft, Amazon ou Netflix que ce qui était connu jusque-là.

Mark Zuckerberg a partagé les données sans le consentement des utilisateurs

Selon ces informations, l’entreprise de Mark Zuckerberg a partagé les données sans le consentement des utilisateurs et a donc généré son modèle d’affaires par la publicité.

Facebook a autorisé Bing, le moteur de recherche de Microsoft, à voir tous les noms des amis des utilisateurs Facebook. Netflix et Spotify étaient autorisés à lire les messages privés de leurs utilisateurs.

Le réseau social permettait également à Amazon d’accéder aux noms et coordonnées des internautes et à Yahoo de voir les messages des amis.

Au total, quelque 150 entreprises, principalement des entreprises technologiques, ont bénéficié de ces accords pour accéder aux données de Facebook, qui compte 2,2 milliards d’utilisateurs.

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