Nos impressions de Need for Speed: Most Wanted

Publié par emma le juin 10, 2018 | Maj le juin 10, 2018

Ah ben oué faut pas déconner attends, quand on a l’occasion d’avoir une version démo, même toute pourrave et toute courte d’un jeu comme Need for Speed: Most Wanted entre les mains, ben on va pas se gêner pour faire une chtite preview des familles ! On a donc pu s’essayer à la version PS2 du nouveau volet de la saga des Need For Speed, commencée il y a… pfiou là dis donc ça fait un bout de temps. Je me rappelle, j’avais un Pentium 133 avec 32 Mo de Ram pour faire tourner le tout premier opus, et c’était le summum à l’époque. Ca devait être quelque part en 1995 ou pas loin, et c’était super cool.

Need for Speed: Most Wanted

Mais la série a bien changé depuis le temps. Après des Need for Speed 2 et des Poursuites Infernales, le jeu a pris une tournure un peu plus « actuelle » et grand public, en se lançant dans le tuning et le street racing avec la série des Underground. Sans renier cette facette de son gros bébé, Electronic Arts tente de revenir à ses premières amours avec un Need for Speed: Most Wanted censé faire le pont entre les deux générations, en proposant toujours des grosses caisses tunées, mais aussi le retour des poursuites effrénées avec la police.

Autant vous le dire tout de suite, cette courte démo est loin de nous avoir emballé, pour une raison simple : le gameplay. EA semble une nouvelle fois avoir privilégié l’aspect visuel léché au détriment de l’essentiel. Cela dit, même si c’est plutôt joli, c’est quand même loin de ce qu’on a pu voir sur les nombreux screens diffusés jusqu’à présent. C’est surtout les voitures qui ont fait l’objet de la plus grande attention, avec une modélisation très bonne, et surtout des reflets splendides sur la carrosserie toute chromée de partout. Parce que pour les décors, c’est déjà moins brillant… Les développeurs ont dû se dire qu’en speedant suffisamment, le joueur n’aurait pas le temps de voir les décors basiques aux textures toutes laides. Sans compter l’aliasing omniprésent, PS2 oblige (même si elle nous a prouvé à de nombreuses reprises qu’on pouvait contourner le problème). Bon, ne soyons pas mesquins, les décors sont peut-être modélisés grossièrement, ils n’en restent pas moins fournis et pour la plupart destructibles (tous les poteaux, les feux, les autres véhicules, quelques barrières ou détritus qui traînent ici et là). M’enfin dans l’ensemble c’est quand même bien en dessous de ce qu’on attendait au vu des screens, et seules les voitures sont vraiment belles.

Cette petite démo proposait trois courses, pour trois modes différents. Le premier est un time attack classique, on doit rallier un point A à un point B en un temps limité. L’occasion de tâter un peu de la conduite : c’est pas très brillant. C’est tout de même plus fluide et souple que dans un NFS Underground, mais ça reste évidemment loin d’être réaliste, et paradoxalement ce n’est pas vraiment arcade non plus. C’est surtout que la conduite est beaucoup trop approximative, on a plus l’impression de diriger un gros hummer sur ressorts qu’une voiture de course tunée. Les dérapages sont ridicules et font perdre presque tout contrôle du véhicule (surtout que la caméra se place alors bizarrement, rendant le retour sur la piste assez tendu), et globalement la direction manque cruellement de précision. C’est assez gênant quand il faut péter un chrono à la seconde près ou qu’on se fait défoncer de tous les côtés par des flics complètement timbrés… Dans cette démo, la police faisait en effet office de deuxième partie de course. Après avoir pété le chrono, un message s’affiche annonçant que la police nous a repéré et qu’il faut éviter de se faire prendre pendant un certain temps (1min30 au début). On reprend donc la course et on voit affluer des hordes de voitures de police autour de nous, certaines tentant de nous coincer contre un mur, d’autres de carrément nous rentrer dedans. Le but étant de ne pas se faire immobiliser entre deux voitures. Une course-poursuite qui ressemble plus à un stock-car géant qu’à une partie de cache-cache entre pilotes émérites.

A noter l’ambiance sonore remarquable, puisqu’on entend les communications radios des policiers en train de gueuler un peu partout, et bien sûr les bruits de moteurs et de tôles froissées assez réalistes. Un bon point.

Les deux autres modes de jeu ne varient guère : une course contre trois autres concurrents, où il faut obligatoirement arriver premier, suivie par une nouvelle course-poursuite avec la police. Enfin, l’équivalent du mode Drag de NFS Underground, où il faut gérer sa vitesse en passant au mieux les rapports. Petite variante dans ce mode, la course n’étant plus sur circuit quasi-fermé, on ne reste plus sur une ligne droite. On peut désormais passer d’un « rail » à l’autre, en allant simplement à gauche ou à droite, pour éviter les nombreux véhicules qui ne manqueront pas de se trouver sur votre chemin (ça fait un peu Hugo Délire dans le principe). Marrant mais bon, ça casse pas trois pattes à un dindon. Et comme c’est apparemment le rituel, une fois arrivé premier, on a droit à une autre séance de poursuite avec les flics. A noter, en plus de la classique jauge de boost et son effet de blur toujours assez stylé, une autre jauge, celle-là nommée « speed breaker ». Il s’agit d’une sorte de bullet-time qui ralentit l’action temporairement, vous permettant de mieux ajuster votre direction pour éviter les caisses de flics qui s’amoncellent devant vous. Sympa mais loin d’être révolutionnaire.

En bref, comme c’est malheureusement souvent le cas avec EA, ou du moins avec la récente série des Need for Speed, les développeurs semblent avoir privilégié la forme au fond. Et encore, cette démo PS2 n’était finalement pas si belle, hormis les voitures chromées. Pour le reste, ça aliase, le frame-rate souffre par moments, et le gameplay fleure bon l’approximatif et le réchauffé. Enfin, comme dit, il ne s’agissait que d’une très courte version démo sur PS2, on attendra donc d’avoir le jeu complet en mains pour émettre un avis définitif. D’autant que le poto Spike me fait signe dans mon oreillette que la démo est vraiment pourrave, et que le jeu complet permet de se balader librement dans la ville et propose des modes de jeu plus funs et variés. Voilà qui est mieux !

Need for Speed: Most Wanted sort sur tout ce qui bouge le 24 novembre.

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