La CIDH a indiqué que le Mécanisme spécial de suivi pour le Nicaragua (Meseni) et le Groupe interdisciplinaire d’experts indépendants (GIEI) ont été suspendus pour n’avoir pas atteint leurs objectifs.

La CIDH

Ana María Tello, coordinatrice de Meseni, a assuré que le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères Denis Moncada les avait informés qu’ils devaient quitter immédiatement son pays. Pour sa part, le gouvernement d’Ortega a justifié sa décision sur le manque d’impartialité et la partialité des missions de la CIDH.

L’Etat du Nicaragua a communiqué aujourd’hui (mercredi) la décision de suspendre temporairement la présence de Meseni dans le pays et les visites de la CIDH au Nicaragua dès cette date, a déclaré la Commission. La CIDH regrette la décision de l’Etat du Nicaragua et fait savoir que Meseni continuera à opérer à partir de son siège à Washington , peut-on lire dans le texte. La CIDH réaffirme que la situation au Nicaragua restera une priorité et réaffirme son engagement envers les victimes de violations des droits de l’homme, dit-elle.

La suspension des missions a eu lieu un jour avant que le GHG ne présente son rapport final sur les violences commises entre le 18 avril et le 30 mai au Nicaragua.

En octobre, la GIEI avait critiqué le manque de transparence, d’indépendance et d’autonomie du ministère public pour trouver les responsables des morts violentes lors des manifestations anti-gouvernementales.

Protestations de l’OEA

Le Secrétariat général de l’OEA a rejeté dans les termes les plus fermes la décision du gouvernement du Nicaragua de renvoyer le GIEI et Meseni, deux missions de la Commission internationale.

L’OEA a expliqué dans un communiqué que les GES ont été opportunément créés par un accord entre le gouvernement, la CIDH et le Secrétariat général de l’OEA dans le but de contribuer aux enquêtes sur les actes de violence survenus au Nicaragua à partir du 18 avril 2018, alors que le Meseni constitue le mécanisme de la CIDH pour surveiller la situation des droits humains dans ce pays et son suivi en fonction des recommandations de la Commission.

Selon l’OEA, la décision prise ce mercredi par le gouvernement d’Ortega pousse le Nicaragua plus loin dans le domaine de l’autoritarisme. En ce sens, l’OEA a exprimé que la situation politique ainsi que la promotion et la protection des droits de l’homme au Nicaragua est une priorité absolue et que l’organisation continuera à assurer le suivi et la dénonciation afin d’assurer le retour du pays sur la voie démocratique et la clarification des crimes, devant les tribunaux nationaux ou dans la juridiction qui pourrait correspondre.

Il a également tenu publiquement le gouvernement du Nicaragua responsable de la sécurité et de l’intégrité des membres du GHG, de Meseni et de leur personnel de soutien jusqu’à ce qu’ils puissent quitter le pays.

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