My Better Self / Elle : quand la créatrice de contenu défend les femmes

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Ce weekend la créatrice de contenu My Better Self a su faire parler d’elle, et surtout se faire entendre, défendant comme à son habitude le mouvement de body positivisme. Du haut de ses 373K d’abonnés, la jeune femme a du faire trembler l’équipe du grand magazine Elle et on vous explique pourquoi !

L’origine du conflit entre Elle et My Better Self

Comme à son habitude, le magazine féminin a sortit un nouveau numéro de son périodique le 29 mai dernier. Une une colorée avec différents titres de ces sujets les plus importants abordés dans les pages suivantes, mais surtout le titre principal attirant tous les regards :

“Retrouvez votre corps – On déconfine ses kilos – Un programme sain pour chaque profil”

Un titre évocateur et qui signifie bien une chose : nous avons pris du poids pendant le confinement et nous devons absolument le perdre maintenant que le déconfinement est pratiquement total. Une idée et un concept qui ont immédiatement enflammé la jeune femme qui prône le bodypositivisme, la confiance en soi et le bien-être général au quotidien sur son fil d’actualité.

En effet, tout au long du confinement, la jeune femme a aidé les femmes à ne pas culpabiliser et à comprendre que c’est normal de prendre quelques kilos alors que l’on est enfermé chez soi et surtout : ce n’est pas grave. Reprendre sa routine est primordial mais chercher à faire à tous prix un régime rapide et trop intense n’est pas une bonne idée.

Ni une, ni deux, Louise a ainsi décidé de reproduire la Une du magazine féminin telle qu’elle aurait aimé la voir. La jeune femme a ainsi repris le titre principal, mais également les titres secondaires et le mannequin en photo laissant au passage le petit message ” sinon ce serait aussi col de ne pas retoucher les corps, merci” dénonçant ainsi tant le fond que la forme du message, culpabilisant pour toutes ces femmes qui n’ont pas la taille mannequin mais simplement un corps normal.

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Un jour, j’ai l’espoir que les magazines féminins ne réduiront plus sans cesse les femmes à leur physique. Et plus particulièrement, à leur poids. Dans son dernier numéro, @ellefr a jugé bon de rappeler aux femmes qu’elles devaient retrouver leur corps d’avant confinement. Alors déjà, je vous rassure, je ne l’ai pas perdu. Ce n’est pas parce que j’ai pris quelques kilos pendant le confinement que mon corps, et ma personne, ont moins de valeur. Ensuite, je trouve extrêmement dangereux de partager l’idée selon laquelle « Une fille n’est jamais trop maigre ou trop riche » (les extraits partagés sont à retrouver dans ma story). Ça légitime la recherche de perte de poids sans limite et perpétue l’idée selon laquelle le but pour une femme est d’être la plus mince possible. C’est faux, et c’est très dangereux. Et pour couronner le tout… @ellefr souhaite « rassurer » les femmes trop minces en leur rappelant qu’une femme « moins appétissante » a moins de risques de se prendre une main au cul. Je vous avoue que je suis tombée des nues en lisant cette phrase tellement elle me paraît aberrante. Déjà, c’est hyper discriminatoire envers les femmes très minces, et hyper contradictoire avec leur discours précédent, considérées maintenant comme peu désirables si elles sont trop fines. Et surtout, dire que c’est ce qui justifierait le fait qu’elles se fassent moins agressées (car oui, disons-le, une main au cul est une aggression), alors que le problème ne vient pas d’elle ou de leur apparence mais des pervers qui se sentent en droit de mettre des mains au cul. Ce n’est pas aux femmes de se rendre « moins appétissantes » pour ne pas se faire agresser : c’est à l’agresseur de ne pas agresser. POINT. C’est cette éducation qu’on devrait se charger de mener, plutôt qu’encore une fois, réduire la femme à son apparence, son poids, et le regard qu’un homme porte sur elle… À bon entendeur ! #onveutduvrai

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Pourquoi le conflit a-t-il embrasé la toile ?

Il faut avouer que les réseaux sociaux sont parfois source de scandales déconcertants, ils sont également aussi la source d’une chaine de solidarité. Louise a ainsi su faire passer le message avec un post évocateur (qui a récolté en quelques heures seulement plus de 59K like et 1000 commentaires), un texte touchant dans lequel elle exprime sa désapprobation face à la presse féminine et des stories sur le vif qui ont été repartagées.

Outre l’impact des posts de la créatrice de contenus, ce qui a rendu viral ce conflit My Better Self / Elle c’est le fait qu’une grande partie des femmes désapprouvent non seulement le message de ce magazine en particulier mais également de l’ensemble de la presse féminine. En effet, cet objectif de corps parfait est très présent à l’approche de l’été et le message est bien souvent perçu comme une attaque ou est simplement appréhendé comme une source de complexe.

En effet, selon les mots de My Better Self, le magazine aurait certes fait culpabiliser les femmes ayant prit du poids pendant le confinement mais également les femmes trop fines, “moins appétissantes”.

En savoir plus sur Louise aka My Better Self

La jeune femme a commencé son travail sur les réseaux sociaux par un compte sportif où elle partageait ss routines de sport. Mais rapidement l’étudiant de sciences po Paris a prit un tournant sur les réseaux et dans sa vie en apprenant à aimer son corps, à le chérir et en devenant une ambassadrice du mouvement de body-positivisme.

Depuis elle partage son quotidien en temps que jeune femme, entrepreneur et créatrice de contenu mais produit également des podcasts hebdomataires (In Power) pour aider ses abonnés à “prendre le pouvoir de leur vie”. Elle sait ainsi partager des posts inspirants avec des messages profonds sur un compte où la légende compte bien plus que la photo en elle-même, expliquant également à ses abonnés à quel point ce qu’ils voient sur les réseaux n’est pas toujours la vérité dans des Instagram vs Reality.

Une bulle de bonne humeur qui ne supporte pas l’injustice et la stigmatisation que l’on impose trop souvent aux femmes. Avec son amie Douze Février, la créatrice de contenu a d’ailleurs lancé il y a quelques mois le compte “On veut du vrai” qui essaie de montrer sur les réseaux tout ce qui n’est pas forcément standard mais qui représente la réalité de notre quotidien (rondeurs, cicatrices, vergetures, pilosité…).

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