Le ministère des Affaires étrangères dit qu’il abordera la question de la souveraineté de Gibraltar

Publié par Jerome le novembre 16, 2018 | Maj le novembre 16, 2018

“Bien sûr, l’Espagne va soulever la question de la cosouveraineté ou de la souveraineté de Gibraltar (…) Nous ouvrons une voie par étapes qui ne commence pas avec des drapeaux sur le rocher”.

Gilbratar peut rester tel qu’il est ?

En ces termes, le secrétaire d’État à l’Union européenne, Luis Marco Aguiriano, a répondu hier à la question de savoir si, pendant la période de transition de Brexit – si l’accord est finalement approuvé par le Parlement britannique -, le gouvernement espagnol renoncerait à ses revendications historiques envers la colonie britannique. “Il est nécessaire d’ouvrir une relation de confiance mutuelle dans laquelle nous démontrerons que l’avenir des Gibraltariens est plus proche de Madrid que de Londres”, a-t-il souligné.

Le 29 mars 2019 est la date fixée pour que le Royaume-Uni quitte l’UE et, par la suite, un processus de transition de 21 mois s’ouvrira au cours duquel l’Espagne estime que ” pratiquement tout peut être discuté “.

Certes, il y avait satisfaction hier dans le gouvernement et l’équipe de négociation espagnole – le même que l’exécutif précédent du PP – qui a évalué hier l’accord de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne convenu entre Bruxelles et Londres. “Il reprend la position espagnole à 99 %, a dit M. Aguiriano. Dans les mêmes termes de “satisfaction”, le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a été montré depuis le Guatemala, où il assiste au XXVIe Sommet ibéro-américain.

Cependant, dans cette première phase de négociation, l’Espagne n’a pas soulevé la question de la cosouveraineté ou de la souveraineté en tant que capitale, préférant se concentrer sur les “facteurs irritants” dont elle espère clôturer les aspects ce mois-ci : un traité sur la fiscalité et la protection des intérêts financiers, des accords sur les droits des citoyens, la lutte contre le trafic de tabac, la coopération environnementale et la coopération policière et douanière.

Sur le premier point – le capital pour les autorités espagnoles – le gouvernement espère obtenir l’engagement du Royaume-Uni à garantir une transparence fiscale totale, “qui est désormais une concurrence déloyale et qui permet de lutter contre la fraude et le blanchiment de capitaux”.

De l’avis du Secrétaire d’Etat à l’UE, “ce sera un pas en avant pour que Gibraltar ne soit pas un paradis fiscal”. L’Espagne cherche à ce que les sociétés et les personnes morales qui ont leur activité en Espagne, leur domicile fiscal espagnol ou vivent sur notre territoire soient assujetties à l’impôt dû par le Trésor espagnol. À ce titre, il surveillera également l’état de l’industrie florissante des jeux en ligne.

En ce qui concerne le tabac, comme convenu lors des négociations entre Madrid et Londres sur Gibraltar, le prix du tabac devrait augmenter “très fortement et très rapidement” pour empêcher la contrebande dans le Campo de Gibraltar.

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