Milices : une histoire de terreur qui menace Rio de Janeiro

Publié par Jerome le octobre 21, 2018 | Maj le octobre 21, 2018

L’assassinat de la conseillère municipale de Rio de Janeiro, Marielle Franco, a révélé au monde le pouvoir actuellement détenu par les milices dans la ville. C’est précisément Franco qui avait été chargé de dénoncer la corruption, le pouvoir et le contrôle que ces groupes étaient composés d’anciens militaires, policiers et pompiers. Une équipe de Reporters de France 24 a fait le tour de la ville pour découvrir le mode de vie de ses habitants.

Des milices de la terreur à Rio de Jaineiro

Ceux qui ont eu le courage d’affronter les milices de la ville brésilienne de Rio de Janeiro ont mis leur vie en danger. Ces groupes contrôlent une grande partie de la ville. Selon les statistiques, quelque 37 quartiers et environ 160 favelas sont sous son contrôle.

Les citoyens ressentent beaucoup de peur, diverses études soulignent que plus de deux millions de personnes vivent sous la loi dite du silence, ce n’est rien de plus qu’un moyen de faire pression sur la société par la violence pour qu’elle reste silencieuse face aux actes commis par les milices.

Selon les chiffres de la police, environ 70% des meurtres enregistrés dans la ville ont été commis par des milices. Les chiffres de l’institution policière révèlent qu’aucun homicide n’a été élucidé. Une enquête menée par l’actuel député fédéral, Marcelo Freixo, a révélé en 2007 que dans les milices se trouvaient des politiciens, des policiers, des anciens détenus et des membres du conseil municipal.

En 2016, pendant la campagne pour les élections municipales, un total de 15 candidats à divers postes dans l’État de Rio de Janeiro ont été assassinés. Au moins six d’entre eux sont attribués aux milices.

Les milices ont réussi à opérer plus discrètement que les gangs de trafiquants de drogue. La crise économique qui a affecté le gouvernement de Rio de Janeiro l’a empêché de résoudre les problèmes dans les communautés et les groupes en ont profité pour accroître leur domination. Au-delà de la violence, les milices vendent aujourd’hui des services publics, des matériaux de construction, entre autres choses.

Parler contre les milices, ou les dénoncer, est dangereux, comme le montre le meurtre de Marielle Franco.

L'actualité des Médias

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *