Theresa May devra finalement faire face au redoutable mouvement de confiance, porté par les “Tories” eux-mêmes après avoir atteint le chiffre de 48 députés conservateurs. Les événements récents, tels que le report du vote Brexit au Parlement britannique, ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle a été annoncée ce matin par le président du Comité de 1922, Graham Brady, qui doit recevoir les lettres nécessaires pour forcer cette motion qui sera votée cet après-midi même, entre 19 h et 21 h, et dont les résultats seront connus ce soir même sans date précise.

Brexit a dynamisé les Conservateurs

Brexit a dynamisé les Conservateurs et le seul moyen de faire tomber May est de le faire par le système introduit en 1998 par William Hague, alors leader de l’opposition, chef des conservateurs à la Chambre des communes. Mais quelle est cette motion de censure interne ?

Ce sera un vote dans une salle du Parlement britannique parmi les 315 députés conservateurs et, pour survivre à cette motion, May a besoin d’une majorité simple, soutenue par 158 d’entre eux.

Deux scénario possibles

Il y a deux scénarios possibles à la suite de ce vote : si May gagne, son leadership ne pourrait pas être remis en question par ce processus dans au moins douze mois, mais, si elle perd, elle serait forcée de démissionner comme chef de parti et Premier ministre britannique et ne pourrait se représenter aux primaires conservatrices.

Si finalement May n’adoptait pas la motion et qu’il y avait un candidat unanime, il remplacerait le premier ministre à la fois dans son rôle de chef des Conservateurs et de chef du gouvernement.

Si, par contre, plusieurs candidats se présentaient, il y aurait plusieurs votes jusqu’à ce que seuls deux soient restés. Le gagnant sortirait d’un vote plus large, auquel tous les membres du Parti participeraient avec au moins trois mois de militantisme.

Ce qui ne semble pas encore clair serait les candidats hypothétiques pour succéder à Theresa May. Les mieux placés, du moins parmi les plus eurosceptiques, seraient l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson ou l’ancien ministre de Brexit David Davis, qui a déjà perdu des primaires contre David Cameron en 2005. L’actuel ministre de l’Économie Philip Hammond pourrait venir de l’aile la plus européiste. Bien que ceux qui pourraient avoir plus de soutien seraient deux qui n’ont pas été particulièrement mouillés par le processus de sortie du Royaume-Uni de l’UE, comme le ministre de l’Intérieur Sajid Javid ou Jeremy Hunt, qui détient maintenant le portefeuille étranger.

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