La malédiction de Dark Vador : la carrière infernale de Hayden Christensen

Publié par Jerome le novembre 26, 2018 | Maj le novembre 27, 2018

Il était parmi les hommes les plus sexy de la planète, a eu l’honneur d’être un héros et un méchant dans Star Wars et a été nominé pour le Golden Globe quand il avait à peine 20 ans, mais comme beaucoup de carrières Hollywood insiste sur la promotion, il a fini dans le pétrin, reconverti en fermier après son échec comme une star.

L’échec de Hayden Christensen

Après quelques rôles stellaires, Hayden Christensen (Vancouver, 1981) a joué dans son premier film de renom, “The Suicidal Virgins”, réalisé par Sofia Coppola. Trois ans plus tard, il avait déjà rejoint la saga de la galaxie, signé pour sa chimie avec Natalie Portman, qui a donné vie à Padmé Amidala, et parce que George Lucas voyait dans l’interprète canadien une personne avec un certain talent à exploiter. Un potentiel qui a brillé par son absence, comme ils ont insisté pour répéter à la satiété des fans et des critiques de la trilogie.

Il a participé à deux autres films Star Wars, où il a eu l’honneur et le malheur de jouer l’emblématique Anakin Skywalker/Darth Vader. Et de là, ce qui semblait être écrit même en sanskrit, que ce serait l’une des carrières les plus brillantes de la Mecque du cinéma, stagna dans les comédies romantiques de seconde classe.

“Factory Girl”, “Jumper”, “Gentleman’s apprentice” et “New York, I love you” ont été ses projets les plus populaires, et aucun d’entre eux ne s’est démarqué précisément par sa facture qualifiée, mais plutôt par le nombre de stars qui cherchaient une faille économique dans l’industrie qui ne demandait pas un effort excessif.

Hayden Christensen n’a pas pu lever la tête, incapable de surmonter les deux nominations et victoires, aux Razzie pour leur (mauvais) rôle dans Star Wars ; deux prix qui pèsent comme une plaque sur un CV dans lequel il est fièrement venu porter un trophée Chopar du meilleur nouvel acteur au Festival de Cannes ou une mention au prestigieux National Board of Review. La sienne est due à la malédiction de Dark Vador, celui que lui et Jake Lloyd, qui a joué la version enfantine du Jedi qui s’est tourné vers le côté obscur de la Force, et aussi David Prowse, l’acteur sous le masque le plus célèbre de l’histoire du cinéma, qui a subi les humiliations les plus criantes de George Lucas.

Alors que Lloyd a fini dans un hôpital psychiatrique pour schizophrénie, Prowse est resté pour la postérité comme le corps de Dark Vador, après que Lucas se soit d’abord passé de sa voix et finalement de son visage lors du montage du film.

Christensen finit par s’enfoncer sous le poids d’un personnage emblématique, qui engloutit le dernier sommet d’un charisme qui n’a jamais figuré comme sa grande qualité. Sa réputation de sex-symbole a été ternie par la haine féroce des fidèles de la saga galactique et l’a relégué en retrait des feux de la rampe. “J’avais l’impression d’avoir quelque chose de grand avec Star Wars, qui m’offrait toutes ces opportunités et me donnait une carrière, mais tout semblait comme si j’avais été mis sur un plateau. Je ne voulais pas avoir l’impression de surfer sur une vague (…) Je ne pense pas qu’Hollywood soit intéressant, alors je songe à étudier l’architecture “, poursuit l’acteur, qui a fini par acheter une ferme en Ontario et apprendre à élever du bétail.

Après avoir sonné, et avoir été rapidement écarté, pour participer à la nouvelle expédition de films qui cherchent à réinventer l’univers créé par George Lucas, Hayden Christensen semble avoir finalement fait la paix avec la franchise qui l’a élevé à la gloire, mais aussi causé sa chute en enfer.

Treize ans après “The Revenge of the Sith”, Disney, l’actuel propriétaire de la franchise, a décidé de matérialiser la réconciliation de Christensen avec Star Wars, qui avait cessé d’assister à ses conventions jusqu’au 40e anniversaire de “A New Hope”, utilisant l’image de son Anakin Skywalker comme couverture du nouveau roman de l’Empire galactique. Avec le tristement célèbre général Thrawn, il figure dans l’image principale de “Thrawn : Alliances”, un livre écrit par Timothy Zahn qui développera la première rencontre entre le Seigneur des Sith, quand il était encore bon, et l’homme bleu.

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1 commentaires sur "La malédiction de Dark Vador : la carrière infernale de Hayden Christensen"
  1. Bem LEFRANCOIS

    Je crois que sa décision de devenir fermier est vraiment bonne. Car le poids d’un échec est très lourd. L’acteur na rien a voir dans le rejet des fans… c’est simplement de mauvais film a la base… qu’on n’aurait pus appelé un autre nom…qu’ils aurait été mieux apprécié. Le seul vrai film de Star Wars a mon avis est le 4…le premier sans les retouches faites par Lucas après plusieurs années. Un fiasco qui a mal vieilli….

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