Maduro vire le chef des renseignements après le meurtre d’un prisonnier politique

Publié par Jerome le novembre 1, 2018 | Maj le novembre 1, 2018

Les dénonciations des tortures que le régime de Nicolás Maduro applique aux prisonniers politiques détenus, comme dans les cas du conseiller municipal Fernando Albán et de Lorent Saleh, ont provoqué un changement de nom au siège de la police politique, Sebin, (Service bolivarien du renseignement national).

La mort d’un prisonnier politique

Le régime n’a pas précisé les raisons du changement de chef d’inculpation dans la police secrète, mais l’avis publié hier au Journal officiel, selon lequel le général de division de l’armée, Manuel Ricardo Cristopher Figuera, a été officialisé dans ses fonctions de nouveau directeur du Service national de renseignement bolivarien (Sebin) en remplacement du militaire Gustavo Gonzalez Lopez, qui était en fonction depuis 2014.

Le remplacement des militaires Gonzalez Lopez a eu lieu quelques jours après que le régime a annoncé que le conseiller municipal Fernando Alban, arrêté sans inculpation pour participation présumée à des activités de conspiration, se serait jeté dans le vide depuis un 10e étage de la tour Sebin sur la Plaza Venezuela.

Les organismes internationaux ont demandé la tenue d’une enquête indépendante sur les causes du prétendu “suicide” du conseiller Albán, qui, selon le régime Maduro, aurait eu lieu.

Les dénonciations de l’opposant politique Lorent Saleh, détenu depuis quatre ans au Sebin, au sujet des tortures pratiquées par la police secrète, auraient également pu influencer le renvoi de Gustavo González López. Ce que l’on ne sait pas, c’est si son remplacement se poursuivra avec les mêmes tortures contre les 240 prisonniers politiques qui restent dans leurs cachots.

Selon les déclarations faites par Lorent Saleh à Madrid, où il a été banni sur ordre de Maduro, le Centre international pour les droits de l’homme, la justice et la liberté internationale (CEIN), basé dans 12 pays, a répertorié 22 traités et conventions internationaux que le Venezuela a signés et que Sebin a violés.

“Le témoignage vivant de Lorent Saleh, militant des droits humains et ancien prisonnier politique, est une preuve tangible, palpable et démontrable des aberrations perpétrées par les organes répressifs du régime dictatorial vénézuélien, avec pleine compensation pour le système judiciaire complètement corrompu, a déclaré Miguel Méndez Fabbiani, directeur du Centre international des droits humains, justice et liberté (CEIN).

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