Macron, moins populaire que Sarkozy

Publié par Jerome le octobre 2, 2018 | Maj le octobre 2, 2018

Avec seulement 29% de personnes satisfaites de son administration, le président français Emmanuel Macron enregistre sa plus faible popularité depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017.
Le président Macron a enregistré une nouvelle baisse de cinq points de sa popularité, passant de 34 % de satisfaits en août à 29 % en septembre, son plus bas niveau depuis le début de la période de cinq ans, selon un sondage Ifop publié le dimanche 23 septembre dans le Journal du Dimanche.

Les français insatisfaits du président Macron

Selon cette enquête, 70 % des Français sont ” insatisfaits ” de la gestion du chef de l’Etat en septembre, contre 66 % en août (+ 4 points). Macron a obtenu les meilleurs résultats au début de son mandat en mai et juin de l’année dernière avec respectivement 62% et 64% de “satisfaits”. Par rapport à ses deux prédécesseurs, Macron fait mieux que François Hollande après la même période au pouvoir (23% “satisfait”) mais moins que Nicolas Sarkozy (37%).

Le Premier ministre Edouard Philippe a pour sa part perdu six points, avec 34% de “satisfaits” en septembre contre 40% en août (5% non prononcés). 61% des personnes interrogées se sont déclarées “insatisfaites” de Philippe en septembre, contre 58% en août (+3 points). Philippe, comme Macron, est à son plus bas niveau depuis le début de la période de cinq ans.

La semaine dernière, Macron a dû subir l’interrogatoire d’Alexandre Benalla, un ancien collaborateur du palais présidentiel français qui a provoqué la pire crise politique depuis son élection en 2017. Benalla, entre autres choses, a nié avoir été le garde du corps du président devant une commission du Sénat, qui cherche des réponses sur son rôle dans la protection du chef de l’Etat. A cela s’ajoute l’annonce, quelques jours auparavant, que le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, un proche allié, va perdre un nouveau poids lourd, une sorte de parrain politique. Bien que ce soit l’année prochaine, Collomb l’a annoncé en début de semaine en expliquant qu’il quittera son poste pour aspirer à la mairie de la ville de Lyon, un poste qu’il occupait déjà.

Bien qu’il soit considéré comme un allié loyal de Macron, le ministre a semblé prendre ses distances au début du mois de septembre en soulignant le “manque d’humilité” de l’exécutif. M. Collomb a déclaré au magazine L’Express qu’il se présenterait à la mairie de la deuxième plus grande ville de France en 2020 et qu’il démissionnerait donc de son poste de ministre de l’Intérieur après les élections européennes de l’année prochaine pour lancer sa campagne.

Son annonce intervient moins d’un mois après la démission du populaire ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

“Les municipalités sont loin. Si je n’ai pas reçu un diagnostic de maladie grave d’ici là (rires), je serai candidat pour Lyon, a déclaré le ministre Collomb, 71 ans, en 2020.

Mais cette annonce si longtemps à l’avance tombe à un mauvais moment pour Macron, déjà contraint à un remaniement ministériel par le départ de Hulot et frappé par le scandale de Benalla, filmé quand il a frappé deux manifestants lors d’une manifestation le 1er mai. Collomb a également été emporté par la tempête de l’affaire Benalla. Le ministre a juré de ne pas le connaître et a semblé s’acquitter de toutes ses responsabilités envers les tiers, ce qui l’a affaibli politiquement.

L'actualité des Médias

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *