L’UE est disposée à prolonger la période transitoire du Brexit, selon M. Tusk

Publié par Jerome le octobre 24, 2018 | Maj le octobre 24, 2018

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a assuré ce mercredi que les dirigeants de l’Union européenne à 27 recevraient “positivement” une demande formelle de prolongation de la période transitoire après Brexit si le Premier ministre britannique, Theresa May, le demande de débloquer les négociations sur les conditions du divorce, bloquées par les divergences sur la solution pour la frontière irlandaise.

Theresa May va être avoir plus de répit ?

“Si le Royaume-Uni décide qu’une telle prolongation serait utile pour parvenir à un accord, je suis sûr que les dirigeants seraient prêts à l’envisager positivement”, a déclaré M. Tusk au Parlement européen à Strasbourg, France, où le dernier sommet des chefs d’État et de gouvernement européens a été débattu, selon Ep.

L’ancien Premier ministre polonais a clairement indiqué que c’est le mois de mai et non ses partenaires de l’UE qui ont évoqué la possibilité de cette extension, lorsqu’il s’est adressé mercredi dernier aux dirigeants pour défendre les positions de négociation de Londres, avant que les autres dirigeants n’analysent l’état des discussions et les perspectives d’un accord ordonné.

L’offre sur la table propose une période transitoire de 21 mois à compter de la sortie automatique du Royaume-Uni de l’UE à la fin mars 2019 pour laisser le temps de s’adapter aux conditions de sortie et éviter une rupture brutale.

Toutefois, la semaine dernière, le mois de mai a évoqué à Bruxelles la possibilité d’ajouter “quelques mois” à cette période, afin de garantir qu’il y aura suffisamment de temps pour concevoir une solution appropriée pour la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord et qu’il ne sera pas nécessaire d’activer le plan d’urgence (“backstop” en jargon communautaire) pour éviter un retour aux contrôles physiques en Ulster.

Le rejet à Londres de cette “assurance” pensée par l’UE à 27 pour protéger les accords du Vendredi Saint a contrecarré un principe d’accord conclu il y a près de deux semaines au niveau technique, qui n’a finalement pas obtenu d’approbation politique et a conduit le sommet d’octobre à conclure sans préciser le sommet de novembre avec lequel ils voulaient sceller le pacte de sortie.

La presse anglaise souligne cependant aujourd’hui que la période de transition pourrait s’étendre sur “de nombreuses années”. Le Times révèle que les documents du cabinet de May préviennent que le plan du premier ministre ” pourrait, en théorie, mener à une PI durable “. Ils indiquent clairement, ajoute le journal londonien, que l’accord pourrait durer de nombreuses années de manière “échelonnée” et faire l’objet d’une révision annuelle.

La question de la frontière irlandaise

“Le Royaume-Uni a clairement indiqué qu’il fallait plus de temps pour trouver une solution concrète. C’est pourquoi il n’y a pas d’autre choix que de poursuivre les pourparlers “, a déclaré M. Tusk.

Le porte-parole du Parlement européen pour Brexit et le leader de l’ADLE, Guy Verhofstadt, a averti que, bien que des progrès aient été réalisés dans le sens d’un accord à “90%, 95% ou même 99%”, le Parlement européen le considérerait comme “0%” tant qu’une solution à la situation irlandaise qui “assure pleinement” les accords de paix ne sera pas garantie.

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