85 jours après la consommation du Brexit, le gouvernement britannique insiste une fois de plus sur le fait que la seule option possible pour quitter l’Union européenne avec un accord est de soutenir le pacte signé par Theresa May. La nouvelle année a commencé aussi politiquement que l’année précédente et l’exécutif de mai continue d’essayer de convaincre le sien et d’obtenir l’appui des parlementaires conservateurs pour faire avancer leur texte et éviter une sortie abrupte du club communautaire.

Selon Theresa May

Theresa May a été très claire. Il ne s’agit pas seulement de mots, mais d’un texte qui a force de loi, a répété hier le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt sur les concessions que le Royaume-Uni espère apporter à Bruxelles sur la sauvegarde qui concerne la frontière avec l’Irlande.

Hunt a défendu le premier ministre et a fait remarquer qu’elle trouverait un moyen de participer au processus parlementaire, qui est devenu un problème sérieux pour le processus. Si les députés européens ne l’ont pas soutenu, le chef de la diplomatie britannique a mis en garde contre le choix réel qu’il ne devrait pas y avoir de Brexit du tout et que le Royaume-Uni devrait rester dans l’UE. Les conséquences sociales seraient, selon Hunt, dévastatrices.

Hunt l’a dit lors de son premier voyage étranger de l’année. Exactement à Singapour, où il a d’ailleurs admis que l’économie de ce pays est une économie dans laquelle le gouvernement est fixe et qu’il prend comme exemple quand son pays ne fait plus partie de l’UE.

En termes de modèle économique, il y a certaines choses que nous pouvons apprendre, a déclaré dans une interview à BBC Radio 4 le ministre, qui a confirmé que le Royaume-Uni ne veut pas “imiter le modèle social ou politique” du pays asiatique.

Un modèle propre

Au cours des derniers mois, plusieurs des députés conservateurs conservateurs les plus eurosceptiques ont demandé au gouvernement britannique de réduire les impôts après Brexit et d’introduire une économie similaire à celle des pays à faibles taux et qui attirent un portefeuille de clients importants pour ce type de stratégie. C’est pourquoi Hunt a clairement indiqué que le modèle choisi par le Royaume-Uni ne sera pas exactement celui de Singapour ou d’un autre pays, mais un de ses propres modèles consensuels.

Pendant ce temps, May elle-même continue à chercher ces concessions qui lui permettront de vendre plus facilement l’accord à ses compatriotes et de les faire changer d’avis dans les derniers jours précédant le vote qui aura lieu pendant la semaine du 14 janvier. Plus tôt, à partir du 9 de ce mois, le Parlement débattra à nouveau longuement de son pacte et c’est à ce moment-là que l’on saura si les éventuels “changements” qu’il demande à l’UE sont entrés en vigueur ou pas.

Avant tout, il sera important de connaître la position du parti qui le détient au gouvernement, le Democratic Unionist Party (DUP), très critique jusqu’à présent à l’égard de ce mécanisme qui laisserait sa région, l’Irlande du Nord, liée aux structures communautaires pendant des années et ayant un régime différent de celui des autres régions britanniques.

Les pressions exercées sur Corbyn

En raison de cette impasse et de la stagnation que Brexit a laissé dans la politique britannique, les voix en faveur d’un nouveau référendum ont une fois encore gagné en force. Hunt lui-même a répété une fois de plus que la position du gouvernement à ce sujet n’a pas changé et qu’il serait “incroyablement dommageable” de le faire. Toutefois, cette option existe et a également divisé le principal parti d’opposition, le Parti travailliste. Son chef Jeremy Corbyn n’ose pas l’abandonner, mais ses bases de travail le poussent déjà à l’exécuter. C’est ce que démontre une enquête menée auprès des militants de cette formation qui assure que les trois quarts de ses bases soutiennent la célébration du deuxième plébiscite.

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