La livraison de médicaments par drone en Afrique de l’Est

Publié par Jerome le octobre 20, 2018 | Maj le octobre 20, 2018

Le progrès technologique permet d’aider beaucoup de populations surtout celles qui sont dans des zones ou la géographie est très mauvaise. Ainsi les drones sont devenus une solution pour convoyer certains produits aux populations qui se trouvent dans ces zones. En effet quand l’accès à une campagne ou un village est très difficile, à cause du manque de voies terrestres, ou de l’inexistence de chemins de fers, les transports aériens deviennent l’unique solution. Et même dans ce cas, on retrouve plusieurs zones surtout en Afrique qui ne sont pas directement desservi par les compagnies aériennes. Il faut donc souvent faire des détours qui s’avèrent extrêmement coûteux.

Face à cette situation compliquée, le fabricant de drones, l’allemand Wingcopter a décidé d’expérimenter ces drones en Afrique de l’Est dans le cadre d’un programme dénommé ‘’Deliver Future’’. Pour réussir à bien ces tests deux grandes firmes, DHL et l’agence de coopération internationale allemande ont travaillé ensemble six mois dans le but de livrer des médicaments par drone aux habitants de l’île Oukéréoué.

Est-ce que cette expérience est la première en matière de ravitaillement par drones ?

Il est important de préciser que cette méthode de transport n’a pas été réalisée pour la première fois. En effet des expériences similaires ont déjà eu lieu dans le Massachusetts, en Suisse, en Arizona, en Pologne ou même au Rwanda. Les essais ont été réalisé pour étudier le convoiement des produits de première nécessité comme des échantillons de sang, des pilules abortives, des médicaments ou encore des produits vivriers. On retrouve même au Rwanda depuis 2016 un service qui envoie des poches de sang à travers tout le pays en se servant principalement de drones.

Quel est le principal avantage de cette technique de livraison ?

L’essai réalisé sur l’île Oukéréoué avait pour objectif de tester la livraison de médicaments par drone. Et il faut dire que le principal avantage de cette méthode est le gain de temps qu’on réalise en adoptant cette méthode. Ceci aussi pour limiter les problèmes que ces populations quasi enclavé ont pour recevoir les médicaments. En effet trois partenaires du projet ont affirmé que la plupart des habitants du district d’Oukéréoué n’ont pas la chance d’avoir des soins médicaux digne de qualité. Ce problème s’explique en partie par le manque d’infrastructures adaptés et la difficulté d’accès de l’île. Il faut rappeler que l’île est quasiment isolée physiquement.

Pendant la période du test, on a pu constater que le drone a réussi à parcourir la distance de 60 km qu’il y a entre l’île et le continent à peine en 40 minutes. Les partenaires de l’essai, DHL, GIZ et Wingcopter ont affirmé que la durée du transport est en parfaite adéquation avec le respect de la chaine du froid. Le temps est aussi suffisant pour assurer des transferts de produit urgents comme les prélèvements sanguins, les médicaments et même dans certains cas les organes pour la greffe

En quoi cette expérience est-elle particulière ?

Ces tests sont vraiment spéciaux car les résultats obtenus ont prouvé la rapidité du transport par drone comparativement aux transferts qui se faisaient jusqu’à présent par bateau ou par voie terrestre. Il est important de préciser que par bateau il fallait compter quatre de voyage et par voie terrestre il faut au moins six heures en parcourant 240 kilomètres. Il faut quand même reconnaitre que la livraison de médicaments par drone ne peut pas être pratiqué sur des distances extrêmement longues.

Cependant c’est le lieu de préciser que le projet a déjà eu des répercussions positives par rapport à la situation sanitaire des populations de l’île. Ainsi les populations ne se sentent plus écartés du fait de leur éloignement géographique ou à cause de leur manque d’infrastructures sanitaires. Les participants au projet Deliver ont affirmé que l’initiative pourrait contribuer à améliorer la chaîne logistique dans le secteur de la santé des populations.

En plus cette solution pourrait devenir une très bonne initiative dans les situations très difficile comme lorsque la zone de l’Afrique de l’Ouest a connu les affres de l’épidémie du virus Ebola qui a fait des victimes entre 2013 et 2016.

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