L’industrie automobile met en garde contre le risque d’effondrement de hard brexit

Publié par Jerome le octobre 20, 2018 | Maj le octobre 20, 2018

L’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) a mis en garde contre le risque que représente pour l’industrie automobile un “brexit” sans accord. De cette entité ont averti que certains fabricants envisagent d’arrêter temporairement la production de voitures au Royaume-Uni après le divorce britannique avec l’Union européenne.

Que faire en cas de Hard Brexit dans l’automobile ?

Selon Erik Jonnaert, secrétaire général de l’industrie automobile européenne, qui représente de grands constructeurs tels que BMW, Daimler, Fiat Chrysler, PSA Peugeot, Renault et Volkswagen, l’industrie automobile travaille “sans retard ni obstacle” dans la livraison des pièces aux usines au Royaume-Uni et dans le reste de l’UE.

Chaque jour, un total de 1 100 camions traversent la Manche pour livrer des véhicules et des pièces de moteur au Royaume-Uni. “Après le brexit, même les retards dans les douanes causeront d’énormes problèmes logistiques, ce qui interrompra le processus de production et générera des coûts importants”, a ajouté Erik Jonnaert. Selon l’ACEA, “seul l’espace nécessaire pour stocker les pièces en vue d’éventuels contrôles douaniers serait absolument énorme et coûteux”.

En cas de “brexit” sans accord entre Londres et Bruxelles, et selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les tarifs douaniers applicables au commerce automobile entre le Royaume-Uni et l’Union européenne seraient de 10 %, qui devraient être absorbés par les constructeurs ou transmis au consommateur.

“L’horloge ne s’arrête pas, mais il n’est pas trop tard. C’est pourquoi nous exhortons les équipes de négociation à conclure leurs efforts en vue de conclure un accord de sortie avec succès “, a déclaré M. Jonnaert.

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