L’extraction durable de la troisième ressource la plus utilisée sur la planète est une nécessité urgente.

Publié par Simon Taquet le janvier 11, 2019 | Maj le janvier 11, 2019

Le sable est la ressource la plus utilisée sur la planète après l’air et l’eau. Chaque maison, barrage, route, route, verre de cristal ou téléphone portable, par exemple, contient ce matériau. Mais même un élément apparemment sans fin comme le sable ne peut répondre à la demande actuelle de ressources, prévient l’ONU.

Le sable et de gravier

50 milliards de tonnes de sable et de gravier sont utilisées chaque année dans le monde. L’équivalent d’un mur de 35 mètres de haut sur 35 mètres de large autour de l’équateur, selon l’organisation internationale. Selon un récent rapport de l’ONG Chatham House,

Le sable n’est pas infini, explique Kiran Pereira, fondatrice de SandStories, le ciment est le matériau de construction le plus largement utilisé dans le monde et représente 8% des émissions de dioxyde de carbone.org et l’un des experts qui ont participé à la première table ronde sur le sable organisée par UN Environment, la Base de données sur les ressources mondiales et l’Université de Genève (Suisse) à la mi-octobre, qui portait sur les impacts environnementaux de l’extraction du sable et les solutions potentielles à ce problème.

Il est extraordinaire que si peu d’attention ait été accordée à ce problème, ajoute Bart Geenenen, directeur du Programme Eau douce du WWF aux Pays-Bas.

Sand, qui est essentiellement composé de petits grains de roche, est également utilisé pour régénérer les plages et étendre les territoires.

Ce sable est extrait du fond des océans, rivières et plages. Le sable du désert ne peut pas être utilisé pour faire du béton en raison de sa douceur.

Conséquence

L’extraction du sable dans les écosystèmes fragiles peut avoir un impact environnemental majeur si elle n’est pas gérée correctement, conviennent les experts. Dans le cas d’une plage, cela pourrait non seulement entraîner la destruction de la biodiversité locale, mais aussi réduire l’impact positif du tourisme.

En outre, la forte demande de sable peut conduire à une extraction illégale, qui devient déjà un problème dans de nombreux endroits, dit l’ONU. En Inde, par exemple, les “mafias du sable” menacent les communautés locales, leurs moyens de subsistance et l’environnement.

Le sable est utilisé par tous. Nous ne voulons pas arrêter le secteur, mais plutôt travailler sur des solutions durables avec toutes les parties prenantes, déclare Pascal Peduzzi, directeur de la World Resources Database, qui a déjà évoqué le défi de l’extraction du sable dans le rapport “Sand, plus spécial que vous ne le pensez”, publié en 2014.

Des solutions innovantes pour remplacer le sable dans la construction routière et immobilière font actuellement l’objet de recherches. Des matériaux alternatifs peuvent être utilisés tels que le plastique recyclé, la terre, le bambou, le bois, la paille et plus encore.

La première piste cyclable construite entièrement en plastique recyclé a été ouverte en septembre 2018 à Zwolle (Pays-Bas).

Le plastique recyclé pourrait devenir une alternative au sable (en termes de construction routière), selon UN Environment. Le corps estime que les routes en plastique sont trois fois plus durables que l’asphalte traditionnel. Cependant, les experts sont prudents :  Ils sont encore en phase de test, car leur durabilité et leur impact sur l’environnement doivent être étudiés plus avant. On craint que de petites particules de plastique finissent par s’infiltrer dans le sol et l’eau à cause de la chaleur, de l’usure et du ruissellement, expliquent-ils.

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