Le robot capable de marcher à l’envers comme des geckos.

Publié par emma le janvier 10, 2019 | Maj le avril 1, 2019

Des chercheurs de l’Université Harvard ont réussi à créer un petit robot qui marche comme des geckos et d’autres reptiles, face contre terre. De plus, grâce à sa petite taille, il peut entrer dans des recoins et des recoins impossibles à atteindre pour tout autre robot.

Pour Rolls-Royce

Mais ce qui est peut-être le plus surprenant, c’est pour qui il a été développé : pour Rolls-Royce. Bien que nous associions normalement cette marque aux voitures de luxe, en réalité sa plus grande activité se situe dans les moteurs d’avions, un secteur où elle est le deuxième plus grand constructeur au monde. Des moteurs qui deviennent de plus en plus complexes, et dont la moindre défaillance peut avoir des conséquences désastreuses.

Le robot qui peut marcher à l’envers

L’idée du constructeur britannique est donc de profiter des nouvelles technologies pour inspecter et réparer ses moteurs de l’intérieur. L’objectif n’est pas d’avoir à démonter un moteur juste pour vérifier s’il lui arrive quelque chose, mais de pouvoir effectuer des contrôles de routine avec des microrobots qui entrent dans le moteur et le contrôlent de manière autonome. Pour trouver le meilleur design, vous avez contacté certaines des meilleures équipes de développement. HAMR-E est le projet qui est né de l’Université Harvard dans ce but.

Pour ce défi, les chercheurs se sont inspirés de la nature, notamment des geckos et autres reptiles similaires. Le HAMR-E (Harvard Ambulatory Micro-Robot with Electroadhesion) a le grand avantage de ses pieds qui, comme son nom l’indique, sont capables de coller à volonté à des surfaces avec “électro-adhésion”.

Les jambes du robot sont en fait des électrodes en cuivre, à travers lesquelles circule un courant électrique ; de cette façon, une charge électrostatique est générée entre la base du pied et la surface. Cette charge est suffisamment forte pour maintenir le poids du robot à l’envers.

Ce n’est qu’en activant et désactivant le champ électrique qu’il est possible de soulever la jambe et de marcher sur la surface ; à tout moment, il y a toujours trois jambes en contact avec la surface, tandis que la quatrième est repositionnée pour avancer. Ce mouvement est réalisé grâce à une conception spéciale des articulations, inspirée de l’origami.

Comme le robot a la taille d’un insecte, il pourrait entrer dans des conduits comme ceux d’un moteur. Mais vous avez encore du travail devant vous ; les chercheurs réfléchissent maintenant à la façon de compenser les mouvements en cas de perte d’une jambe, pour éviter d’avoir à ouvrir le moteur en cherchant un de ces petits robots.

Noter cet article
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *