Le Parlement britannique de forcer May à présenter le plan B si elle ne parvient pas à approuver son Brexit

Publié par Simon Taquet le janvier 11, 2019 | Maj le janvier 11, 2019

Un amendement approuvé par 308 voix pour et 297 voix contre et qui, tout en analysant sa validité juridique, obligera le premier ministre à élaborer une nouvelle stratégie d’ici la fin de cette semaine sans avoir le temps de se rendre à Bruxelles et d’en convenir avec ses partenaires européens.

Le groupe des Tories pro-européens

Impulsé par le groupe des Tories pro-européens, et avec une polémique au milieu avec le président de la Chambre pour l’avoir accepté, il tente que l’Exécutif de mai rejette dès que possible l’idée de terminer le processus sans accord, à laquelle le Gouvernement se prépare et dont l’option surgit maintenant avec plus de force après la défaite prévisible de la semaine prochaine au Parlement.

Avec cet amendement, ils cherchent à ne pas donner plus de temps au mois de mai pour chercher un plan b puisque, selon la loi britannique, le premier ministre a 21 jours pour faire une déclaration sur ses intentions futures et doit la soumettre pour approbation parlementaire dans les sept jours ouvrables. Du temps qui ne laisserait presque aucune marge de manœuvre à l’Exécutif et qui, sans temps, pourrait parier, comme il semble, de partir sans l’accord du club communautaire.

Pendant ce temps, May continue d’essayer d’obtenir du soutien pour sa cause, ce qui semble assez compliqué. La nouvelle concession du Premier ministre au Parlement est de donner à la Chambre des communes la décision de prolonger la période de transition une fois qu’elle prendra fin, en décembre 2020, ou au contraire d’activer cette sauvegarde qui éviterait une frontière dure entre l’Irlande et l’Ulster et laisserait le Royaume-Uni immergé dans une union douanière spéciale avec l’UE et l’Irlande du Nord alignée sur diverses législations européennes afin d’éviter tout conflit dans cette zone. En outre, le premier ministre cède également cette décision au Parlement d’Irlande du Nord.

Bien que, pour l’instant, May n’ait pas expliqué si elle a obtenu des concessions spécifiques de Bruxelles sur cette sauvegarde qui a tant divisé le Parlement britannique et, surtout, le parti conservateur.

En attendant, l’opposition va essayer de renverser le Premier ministre par une motion de confiance si elle échoue et son accord est rejeté mardi prochain 15 janvier lorsque le vote aura lieu. Le chef syndical Jeremy Corbyn a confirmé cette décision ce matin et a demandé au mois de mai s’il avait l’intention de déclencher des élections générales si son plan ne se concrétise pas la semaine prochaine. Quelque chose que le premier ministre n’a pas répondu.

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