Effets secondaires, préscolaires, remakes, nouvelles adaptations de classiques, super-héros…. Les grands studios répètent la formule millionnaire des dernières années et seuls les grands cinéastes conservent l’originalité.

Une année chargé au cinéma

Entre deux débats sur l’avenir du cinéma, Hollywood a clôturé 2018 avec un nouveau disque au box-office grâce à une formule qui, bien que répétitive, se révèle infaillible : super-héros, remakes et animation. Résumée en un seul mot : Disney. La compagnie du “Mickey Mouse” est un monstre capable de dévorer 27% du box-office international grâce à la puissance de son empire, où Marvel, Pixar, Star Wars… En d’autres termes, les héros les plus regardés, les animations les plus consommées et les sagas perpétuelles. En plus du domaine de Disney, 2019 sera marquée par de nouvelles adaptations de classiques littéraires, de deuxièmes (et plus) parties de blockbusters récents et d’histoires racontées mille fois plus.

Pendant ce temps, les grands cinéastes passent du système de studio traditionnel à Netflix. Des noms comme Scorsese, Soderbergh ou Dan Gilroy seront présentés en première sur la plateforme de streaming. D’autres classiques, comme Clint Eastwood, Tarantino et Richard Linklater, continueront d’être des classiques dans la façon dont ils atteignent les salles. Pour sa part, l’Europe reste fidèle au cinéma d’auteur, où la nouveauté est attendue de Ken Loach, Jacques Audiard, Giorgos Lanthimos, Paul Verhoeven et Lars von Trier.

L’année démarre, comme d’habitude, avec les grands titres qui frappent aux portes des Oscars. Ce vendredi aura lieu la première de “The Vice of Power”, avec Christian Bale dans Dick Cheney. Le week-end suivant verra l’arrivée de “Glass”, avec lequel M. Night Shyamalan met fin à la trilogie du “Protégé”, avec James McAvoy et Bruce Willis ; et le très attendu “The Favorite”, le titre le plus accessible et ambitieux du grec Yorgos Lanthimos. Un film qui ressemble à un candidat aux Oscars, comme “The Blues of Beale Street” de Barry Jenkins, que l’on peut voir ici le dernier week-end de janvier avec “The Old Man and the Gun”, avec lequel Robert Redford se retire. Pour le public le plus exquis, ce mois-ci vient “Jack’s House”, dans lequel Lars von Trier torture Matt Dillon et Uma Thurman. En février, le rythme ralentit : “Green Book”, le drame racial de Viggo Mortensen et Mahershala Ali, et la version plus radicale de Nicole Kidman dans “Destroyer” établissent un agenda où “How to train your dragon 3” s’envole aussi.

Le printemps apporte au mois de mars un panneau d’affichage rempli de succès prévisibles. A l’occasion de la Journée de la femme, “Captain Marvel” est présenté en première, avec lequel Disney veut arracher le trône de superhéroïne de “Wonder Woman” de DC. Il balayera également “Dumbo” de Tim Burton, qui suit les traces de “Beauty and the Beast” en apportant à l’écran une histoire classique avec une image réelle. Pour la plupart des cinéphiles, le retour de Clint Eastwood à la comédie et à la réalisation dans “Mula”, et le nouveau “Where’d You Go, Bernadette” de Richard Linklater.

Pour le mois d’avril, pour le moment, une seule grande première est prévue. Personne ne veut faire face à ce qui sera, si vous suivez ses traces, le film le plus regardé de l’année : “Avengers : Endgame“.

L’Inconnues dans les films de 2019

Au mois de mai se déroule l’une des productions les plus méconnues de l’époque récente, “Aladin”. Le “remake” du film de 1992 est réalisé par Guy Ritchie, et les premières photos, avec Will Smith comme personnage principal, n’augurent rien de bon. Sur un autre plan, “Rocketman” mise sur une formule à succès, celle du biopic musical dans le sillage de “Bohemian Rhapsody” ; ici, le protagoniste est Elton John.

Pixar redonne vie aux jouets de “Toy Story 4” grâce à Bonnie, la sœur d’Andy et nouveau protagoniste ; et Disney fait de même avec le remake de “The Lion King”. Le mois d’août, bien sûr, est de Quentin Tarantino, qui crée son très attendu “Il était une fois à Hollywood”, où il raconte l’histoire du meurtre de Sharon Tate avec un casting de stars : Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Al Pacino… Par chance, Roman Polanski, l’ancien mari de Tate, espère sortir “J’accuse” en décembre.

Pour la fin 2019, les titres sont réservés en vue des Oscars 2020 ou avec le désir de gagner le box-office de Noël millionnaire. C’est là que coïncident “Joker” et “Terminator VI” de Joaquin Phoenix, qui “redémarre” la saga de 1984. Aussi l'”Episode IX” de Star Wars, prévu pour Noël. Et, dans un autre registre, l’ambitieuse “Mujercitas” de Greta Gerwig avec toutes les grandes actrices du moment : Saoirse Ronan, Emma Watson, Meryl Streep…

Sans date fixe pour l’instant, mais aussi longtemps attendu que les autres, il existe des titres comme “The Truth”, le premier film de la Corée du Japon en Europe pour lequel il a convaincu Juliette Binoche, Catherine Deneuve et Ethan Hawke. Aussi “The Dead Don’t Die”, la nouveauté de JimJarmusch après le magistral “Patterson” ; “Sorry We Missed You”, de KenLoach et “Benedetta”, un autre tour de fou dans la sexualité de Paul Verhoeven.

Pour sa part, Netflix, qui continue de faire la guerre tout seul, n’a encore rien dit sur la date de sortie de “Irishman” de Martin Scorsese ou de “The Laundromat” de Steven Soderbergh.

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