L’ancien président français Nicolas Sarkozy perd son appel pour financement de campagne irrégulier

Publié par Jerome le octobre 27, 2018 | Maj le octobre 27, 2018

La Cour d’appel de Paris a rejeté l’appel interjeté par l’ancien président français pour éviter de répondre devant les tribunaux du financement irrégulier de ses comptes de campagne 2012.
L’ex-obligatoire fait l’objet d’une enquête pour avoir largement dépassé la limite des dépenses électorales, alors qu’il cherchait à se faire réélire il y a 6 ans, une bataille qu’il avait perdue contre le socialiste François Hollande.

Nicolas Sarkozy et la justice

Cependant, son avocat Thierry Herzog a annoncé qu’ils ont toujours un appel pour éviter d’aller au procès qui sera présenté à la Cour suprême.

Il s’agit d’un épisode de plus dans ce qui est connu en France sous le nom d'”affaire Bygmalion”. L’entreprise qui porte ce nom, Bygmalion, est une entreprise de communication qui aurait servi à masquer les dépenses de la campagne. On reproche à l’ancien président d’avoir fait la sourde oreille aux avertissements selon lesquels il dépensait plus que ce qui était permis. Quelque chose que lui et sa défense ont toujours nié. Mais les enquêtes ont révélé que des factures falsifiées cachaient au moins 42,8 millions d’euros de dépenses alors que le montant autorisé était de 22,5 millions d’euros.

En mai de cette année, le Bureau du Procureur a demandé, lors d’une audience, la confirmation de la procédure de poursuite de Sarkozy, 63 ans, pour des irrégularités constatées dans le financement de sa campagne.

Plusieurs affaires poursuivent Sarkozy

En plus de l’ex-obligatoire, treize autres personnes devront répondre de ces faits devant la justice. Deux d’entre eux sont Bastien Millot et Jérôme Lavrilleux, respectivement directeur de Bygmalion et directeur de la campagne. Ce dernier a admis la fraude qui a résulté de l’enquête.

Ce n’est là qu’un des problèmes juridiques en suspens de Nicolas Sarkozy. Il est en attente d’un procès pour trafic d’influence lié à des écoutes téléphoniques entre lui et son avocat. Ces conversations visaient à obtenir, par l’entremise d’un juge, des renseignements qui faisaient partie de l’enquête et qui ne pouvaient être divulgués. Ceci est en relation avec la recherche qui visait à savoir si l’héritière de L’Oréal, aujourd’hui décédée, avait légalement financé la campagne 2012.

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