Il y a déjà 800.000 fonctionnaires américains suspendus de leurs salaires. La moitié d’entre eux doivent travailler sans rémunération. Le fisc a cessé de fonctionner. Les musées, parcs et monuments publics fermeront leurs portes dans les prochains jours. Les fonds pour les visas et les passeports seront théoriquement épuisés dans quelques semaines. Le Sénat doit se réunir lundi. Le président Trump a annulé ses vacances de Nouvel An en Floride. Mais il n’y a pas d’accord en vue. Les démocrates refusent de financer le mur de Trump et il promet de prolonger la fermeture autant qu’il le juge nécessaire.

Le menace du président Trump

A la paralysie du gouvernement, le président menace d’ajouter l’isolement de ses voisins d’Amérique latine. Dans un message sur Twitter, il a déclaré hier qu’il fermerait toute la frontière “si les démocrates ne cèdent pas avec l’argent pour le mur. En outre, il a averti qu’il gèlerait toute aide au Honduras, au Guatemala et au Salvador, les pays d’où proviennent la majorité des immigrants qui entrent illégalement aux États-Unis pour obtenir l’asile.

Opportunité politique

La fermeture, qui affecte 25% de l’administration, a déjà des effets très réels, notamment dans des domaines que la Maison Blanche considère non essentiels, tels que la recherche scientifique. La NASA a temporairement relevé 15 000 employés de leur emploi et de leur salaire. Il reste un barrage routier pour les travaux à l’appui de la Station spatiale internationale. Les enquêtes des agences de recherche maritime, géologique et agricole sont au point mort.

La Maison-Blanche prévoit que la fermeture durera jusqu’à la nouvelle année. Il y a un certain opportunisme politique dans ce calcul : la nouvelle législature sera inaugurée le 3 janvier, lorsque les démocrates occuperont la majorité à la Chambre des représentants. Nancy Pelosi occupera alors à nouveau la présidence de cette chambre basse, le poste le plus visible et le plus pertinent pour s’opposer à Trump. L’inauguration est maintenant gâchée par la bataille pour le mur.

La demande du président est que les républicains et les démocrates se mettent d’accord sur Capitol Hill pour envoyer à la Maison Blanche un budget qui inclut des fonds pour le mur. Malgré une série de longues négociations, il n’y a pas eu de consensus au Sénat. Avec la menace de veto de Trump, le budget a été épuisé le 22 décembre, sans extension en vue.

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